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Des élus à la recherche de solutions à la crise du logement au Québec

Stéphane Boyer et Catherine Fournier.

Le maire de Laval, Stéphane Boyer, et la mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, ont annoncé la tenue d'un sommet sur l'habitation le 26 août prochain à Laval afin de trouver des solutions à la crise du logement.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Des élus parlementaires et locaux ont réagi à la récente étude du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLAQ) sur la flambée des prix des loyers dans la province. Si certains critiquent les actions du gouvernement Legault, d'autres tentent de trouver des solutions.

Dans son rapport rendu public samedi, le RCLAQ indiquait que les prix des loyers au Québec avaient bondi de 9 % entre 2021 et 2022, pour une moyenne de 1300 $ par logement (toutes tailles confondues).

Pour la co-porte-parole de Québec solidaire Manon Massé, c'est un signe que la CAQ [Coalition avenir Québec] a échoué [dans sa politique] en matière de logement et d'habitation. La députée solidaire estime que le gouvernement de François Legault a brisé ses promesses de financer la construction de 15 000 logements sociaux et abordables. Sur les 15 000 logements promis, environ la moitié ont été réalisés, a fait savoir Mme Massé lors d'une conférence de presse au centre-ville de Montréal.

Le financement de 500 nouvelles unités par l'intermédiaire du programme Accès logis a bien été annoncée, mais celles-ci ne sont toujours pas en chantier.

Depuis quatre ans, on demande à la CAQ d’investir dans des logements sociaux et communautaires, mais elle ne le fait pas, a-t-elle affirmé.

Il ne s'agit pas seulement de construire des logements, mais aussi de les rendre abordables pour les locataires, a-t-elle clamé.

« Ça construit à Montréal, il ne manque pas de condos, mais les familles ne peuvent pas payer. »

— Une citation de  Manon Massé, co-porte-parole de Québec solidaire

La situation est d'autant plus inquiétante qu'au 1er juillet [jour de déménagement pour de nombreuses personnes au Québec], beaucoup de familles vont se retrouver dans des logements insalubres ou qui coûtent jusqu’à 85 % de leur revenu, a indiqué la co-porte- parole de Québec solidaire, qui estime que la CAQ appauvrit les locataires du Québec, ce qui est inacceptable dans une société riche comme la nôtre.

Mme Massé exhorte le gouvernement Legault à sortir le chéquier sans hésiter, comme il l’a fait durant la pandémie de COVID-19.

« La solution n’est pas compliquée, il faut en construire [des logements] et pour construire, il faut sortir de l’argent. »

— Une citation de  Manon Massé, co-porte-parole de Québec solidaire

La co-porte-parole de Québec solidaire demande aussi au gouvernement d'avoir une maîtrise sur les loyers en adoptant un système de plafond sur les prix.

Elle s'en est prise aussi aux rénovictions, qu'elle considère comme un drame au Québec. Ce sont des pratiques inacceptables et immorales que le gouvernement doit faire cesser, a-t-elle conclu.

La ministre québécoise responsable des Relations canadiennes, Sonia LeBel, s'est dite préoccupée par la crise du logement. Elle affirme que Québec a déjà accepté certaines concessions dans l’objectif de permettre d’accélérer les discussions avec Ottawa pour le financement de logements sociaux et abordables.

Que peuvent et doivent faire les municipalités face à la hausse des loyers et à l'érosion du pouvoir d'achat sur le marché immobilier? La mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, et le maire de Laval, Stéphane Boyer, proposent des pistes de solution en prévision d'un grand sommet sur l'habitation, le 26 août prochain.

Un sommet sur l'habitation

La mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, et le maire de Laval, Stéphane Boyer, ont annoncé lundi la tenue d'un sommet sur l'habitation le 26 août prochain à Laval afin de trouver des solutions à la crise du logement.

On le voit partout au Québec, partout le prix de l'habitation explose, il faut une grande concertation pour enrayer la flambée des prix des loyers, a lancé Mme Fournier, qui avait à ses côtés M. Boyer.

Ce sommet réunira 300 personnes à Laval. Les maires des grandes villes du Québec, dont Montréal, Québec, Gatineau, Sherbrooke et Saguenay, assisteront aussi au sommet, a affirmé le maire Boyer.

Des représentants des grandes associations municipales comme l'Union des municipalités du Québec (UMQ), la Fédération québécoise des municipalités (FQM) et la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), des entrepreneurs et des universitaires prendront part aussi à ce sommet.

« Tout le monde municipal québécois sera réuni au prochain sommet. C'est déjà une victoire […] de pouvoir collaborer. »

— Une citation de  Stéphane Boyer, maire de Laval

Il s'agira d'explorer des pistes pour aboutir à des solutions innovantes face à la crise du logement, a affirmé M. Boyer. Ainsi, les débats vont porter sur trois catégories de solutions, a indiqué le maire de Laval.

La première catégorie, c'est le foncier, donc la manière d'accéder à des terrains à un prix moins cher; la deuxième portera sur la réglementation des prix des loyers et leur contrôle; et la troisième concerne le montage financier pour aboutir à des prix de logement abordables.

Les solutions qui émergeront de ce sommet seront mises en application dans un court délai, a affirmé Mme Fournier, qui estime que la crise du logement [au Québec] est préoccupante.

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