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Crise du logement : « C’est maintenant qu’il faut agir », dit Marchand

Le maire de Québec, Bruno Marchand.

Selon Bruno Marchand, le gouvernement doit agir maintenant pour combattre la crise du logement.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Jérémie Camirand

À quelques jours du 1er juillet, le maire de Québec, Bruno Marchand, réclame du gouvernement des actions immédiates afin de combattre la crise du logement.

Alors qu’il visitait des camps de jour, lundi, Bruno Marchand a réitéré sa volonté d’en faire plus pour offrir davantage de logements sociaux et abordables.

Il manque de logements, on vit une crise du logement. Donc, à long terme, pour les prochaines années, on a besoin de mettre l'accent sur davantage de logements, a-t-il mentionné.

La ville de Québec se situe bien par rapport aux autres municipalités de la province, estime le maire. Cependant, l’écart entre certains types de logements nécessite des solutions.

Quand on regarde notre taux d’occupation, il est en équilibre. Quand on regarde la différence entre certains types de logements, par exemple les condos de luxe et les logements abordables, c’est là qu’on a des taux d’occupation qui varient et c’est là qu’on dépasse le point d’équilibre, explique le maire.

Plus tôt ce mois-ci, le gouvernement a annoncé un plan d’action de 77,8 millions de dollars pour soutenir les locataires à l’approche de la période des déménagements. Avec ce plan, le gouvernement Legault croit être en mesure d’aider près de 2200 ménages.

C'est maintenant qu'il faut s'y attaquer

Même s’il salue l’initiative, Bruno Marchand estime que d’autres actions doivent immédiatement être entreprises. Il invite notamment le gouvernement à aller plus loin.

Chaque fois qu'on a des projets [de logements], chaque fois qu'on obtient les crédits, on en a parfois pour 24 à 36 mois avant de les mettre en branle. C'est donc maintenant qu'il faut agir pour avoir des solutions dans 24 à 36 mois, indique-t-il.

La co-porte-parole de Québec solidaire Manon Massé n’hésite pas à critiquer le travail du gouvernement de François Legault.

Le 1er juillet, il y a des familles qui vont se retrouver dans des logements insalubres, dans des logements qui coûtent jusqu’à 85 % de leurs revenus, dans des logements trop petits pour leurs besoins, affirme-t-elle.

La députée solidaire réclame davantage d'investissements et la construction de nouveaux logements. 

Près de 40 ménages en recherche de logements

Cette année, l'Office municipal d'habitation de Québec (OMHQ) a aidé 522 ménages à dénicher un logement. Du jamais vu, explique Sébastien Olivier, directeur des communications de l'OMHQ.

En ce moment, ce sont entre 35 et 40 ménages qui cherchent un endroit où vivre.

On travaille très fort avec ces gens-là pour trouver des solutions. Des fois, ça va être des solutions de rechange; malheureusement, les gens vont être logés chez des proches ou chez des amis, mais on va s'assurer que tout le monde ait un toit sur la tête le 1er juillet, explique M. Olivier.

Le taux d'inoccupation dans la capitale est de 2,5 %, donc en deçà du taux d'équilibre de 3 %. Pire encore, en ce qui concerne les logements abordables, le taux d'inoccupation frôle le 0 %.

Les ménages qui auraient par exemple deux enfants et qui cherchent un grand logement abordable, c'est à peu près inexistant actuellement sur le territoire de l'agglomération de Québec, précise Nicole Dionne, coordonnatrice de l'organisme BAIL.

Avec les informations de Marie-Pier Mercier et de Colin Côté-Paulette

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