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Des victimes d’inondations en C.-B. dénoncent la fin imprévue du soutien de la Croix-Rouge

Le service de gestion des urgences de la province reconnaît avoir eu des « préoccupations concernant la prestation des services » de la Croix-Rouge.

Mary Dyck et Stan Verbeek devant l'organisme de soutien Yarrow Food Hub.

Mary Dyck et Stan Verbeek, victimes des inondations de l'automne dernier dans la vallée du Fraser, reçoivent de l'aide de l'organisme Yarrow Food Hub.

Photo : Radio-Canada / Baneet Braich

Radio-Canada

En Colombie-Britannique, des résidents de la vallée du Fraser touchés par les inondations de l’automne dernier craignent de ne plus pouvoir payer le loyer de leur logement provisoire parce que le soutien financier qu’ils recevaient de la Croix-Rouge a cessé plus tôt que prévu.

Pour la deuxième fois en un an, Anastasia Schell craint de devenir sans-abri. Près de huit mois après avoir dû évacuer sa maison de la prairie de Sumas, à Abbotsford, elle affirme que le soutien financier de la Croix-Rouge a pris fin de façon inattendue.

Elle explique que la Croix-Rouge a payé les frais d'hôtel de sa famille pendant les quatre premiers mois. À la recherche d’espace supplémentaire, la famille s’est ensuite installée dans une maison de location temporaire.

Anastasia Schell dit que la Croix-Rouge l’a informée en mars qu'elle couvrirait le dépôt de garantie, 1300 $ de loyer pour six mois et 600 $ pour les produits de première nécessité. L'aide n'a toutefois duré qu'un mois, déplore-t-elle. Elle dit n’avoir reçu qu'environ 2200 $ au total.

« Nous sommes pétrifiés, nous avons peur de nous retrouver à la rue. »

— Une citation de  Anastasia Schell

Mary Dyck se trouve dans la même situation. Elle raconte que la Croix-Rouge l'a avertie en avril qu'elle paierait la moitié de son loyer pendant six mois. Elle dit n'avoir reçu de l’aide que pendant trois mois et que le responsable de son dossier à la Croix-Rouge l’a informée que le soutien financier se terminerait en juillet.

Elle craint à présent de devoir vivre dans son véhicule.

Stan Verbeek, de son côté, affirme qu'il n'a jamais reçu l'aide financière qui lui avait été initialement promise par la Croix-Rouge. Il raconte que le responsable de son dossier lui a dit, en février, que l'organisation l'aiderait à payer un dépôt de garantie et un loyer de 1300 $ pendant six mois. Il n’a plus été en mesure d’entrer en contact avec lui par la suite et a dû emprunter de l’argent à d’autres personnes pour pouvoir subvenir à ses besoins.

Stan Verbeek, Anastasia Schell et Mary Dyck disent qu'ils apprécient le soutien qu'ils ont reçu de la Croix-Rouge, mais qu'ils auraient besoin de plus d'aide. Ils aimeraient aussi que la communication avec l’organisation soit meilleure.

La Croix-Rouge dit poursuivre son soutien

La Croix-Rouge affirme qu'elle ne peut pas commenter les cas individuels pour des raisons de confidentialité. Elle déclare toutefois qu’elle n'a pas interrompu le programme d'aide financière et de soutien au rétablissement, qui comprend, entre autres, un soutien financier pour l'hébergement provisoire, la réparation et la reconstruction des logements, ainsi que l'accès aux services de santé mentale.

Le service de gestion des urgences de la province (Emergency Management BC) reconnaît avoir eu des problèmes en ce qui a trait à la prestation des services de la Croix-Rouge. Il ajoute qu'il a eu des discussions avec la Croix-Rouge et que ces problèmes ont été pris en compte.

La province affirme qu'elle continue de travailler avec la Croix-Rouge afin de trouver la meilleure façon de soutenir les personnes touchées par les inondations en Colombie-Britannique et de s'assurer qu'elles reçoivent de l'aide aussi longtemps qu'elles en ont besoin.

Avec les informations de Baneet Braich

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