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Langue wolastoqey : une nouvelle école d’immersion présente son programme

Des manuels scolaires sur une table.

L'école Kehkimin d’immersion en langue wolastoqey à Fredericton a présenté son programme à des enseignants et à des aînés en fin de semaine.

Photo : Radio-Canada / Mrinali Anchan

Radio-Canada

Une école d’immersion en langue wolastoqey à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, présente son programme éducatif préparé avec l’aide d’aînés et d’enseignants de la communauté.

C’est une nouvelle étape vers l’ouverture de l’école Kehkimin à l’automne. La présidente de l’organisme, Lisa Perley-Dutcher, dit être heureuse et enthousiaste.

Le programme scolaire, qui a été développé en six mois, a été présenté à des enseignants et à des aînés lors d’une activité qui s’est déroulée de jeudi à dimanche. Il s’agissait de recueillir leurs commentaires, explique Mme Perley-Dutcher.

Lisa Perley-Dutcher tient en main un manuel scolaire.

Lisa Perley-Dutcher, infirmière à la retraite, veut contribuer à préserver la langue wolastoqey avec l’école d’immersion Kehkimin.

Photo : Radio-Canada / Mrinali Anchan

L’activité s’est déroulée dans le parc Killarney, où l’école loue des locaux en vertu d’une entente avec le conseil municipal de Fredericton.

Le programme éducatif est conçu pour les élèves de la maternelle à la quatrième année. Il porte sur la cérémonie de purification, les totems, le climat, la sécurité lors des jeux en plein air, etc. L’école a aussi un partenariat avec une ferme où les élèves pourront découvrir l’agriculture.

Un effort communautaire

Robert Leavitt, professeur de l’Université du Nouveau-Brunswick à la retraite qui a longuement travaillé sur un projet de dictionnaire en langue passamaquoddy et wolastoqey, révise le programme de la nouvelle école.

Il explique que la langue wolastoqey est très différente du français, de l’anglais et d’autres langues occidentales. Certains mots en wolastoqey représentent une histoire complète ou un concept très large.

Des activités concrètes où les élèves parlent en s’accompagnant de gestes facilitent l’apprentissage de la langue, indique M. Leavitt.

Robert Leavitt dit se réjouir de voir autant de gens travailler ensemble pour réaliser ce projet.

Pour préserver la langue wolastoqey

Le grand chef wolastoqey, Ron Tremblay, qui siège au conseil d’administration de l’école, affirme que les enseignants étaient enthousiastes durant la présentation du programme.

Ron Tremblay.

Le grand chef wolastoqey, Ron Tremblay.

Photo : Radio-Canada / Mrinali Anchan

Les efforts d’autres communautés autochtones dans le monde qui ont réussi à sauver leur langue ont inspiré cette école et son programme. La langue est notre identité, notre culture, souligne-t-il.

Lisa Perley-Dutcher ajoute que l’école cherche à recruter des enseignants et des élèves. L’école ne pourra accepter que 10 élèves pour sa première année de fonctionnement et elle a besoin de deux enseignants. Lorsque les élèves seront inscrits, l’horaire des cours sera établi en consultant leurs parents.

D’après un reportage d’Isabelle Léger, de CBC

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