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Une semaine après l’évacuation, les Baieriverains trouvent de nouveaux repères

Un homme devant sa nouvelle maison.

Une semaine après les évacuations massives à La Baie, les sinistrés, comme Jonathan Ouellette, soufflent enfin.

Photo : Radio-Canada / Philippe L'Heureux

Radio-Canada

Les dizaines d'évacués de La Baie commencent tranquillement à souffler une semaine après qu'ils aient dû quitter leur domicile en raison d'un risque de glissement de terrain. Si certains ont réussi à se trouver un nouveau logement, d'autres croient que la situation aurait dû être gérée différemment.

La poussière commence à retomber pour Jonathan Ouellette.

Ça commence à descendre ouais. L'énergie est là. Première nuit de sommeil hier au complet, ça a vraiment fait du bien, dit-il dans un soupir de soulagement.

Une semaine après avoir été forcé de quitter son domicile, il a emménagé dans un 3½  à Chicoutimi.

Moi c'est un logement qu’un de mes amis avait déjà puisque cette année il n'avait pas loué donc il a dit : "Jonathan, viens ! Il est tout meublé, tout au complet".

Un homme tient un dossier ouvert dans ses mains.

Jonathan Ouellette fait partie des citoyens évacués. Il montre ici le dossier reçu lors d'une rencontre tenue par les autorités au sujet des programmes d'aide.

Photo : Radio-Canada / Philippe L'Heureux

Même si la dernière semaine a chamboulé son quotidien, il se dit satisfait de la gestion de crise.

Comme dans toute situation de panique, au début, ça à l'air totalement désorganisé parce qu'il y a d'autres d'informations qui rentrent, qui sortent, des mauvaises informations, des bonnes informations. C'est normal au début donc il ne faut pas trop paniquer.

Mais d'autres évacués auraient préféré que ça se passe autrement. Marie-Antoinette Simard âgé de 98 ans habite depuis 70 ans dans une maison tout juste à la limite de la zone d'évacuation.

« Ils nous ont réveillés et puis je pensais que c'était un cauchemar, je pensais que je rêvais. »

— Une citation de  Marie-Antoinette Simard

Dans la dernière semaine, elle a dû se rendre à l'hôpital car elle souffrait d'angoisse. Elle doit maintenant rester chez sa fille pour une durée indéterminée.

Chez nous j'étais très autonome parce que je demeure dans ma maison, dit-elle. Pour me servir mes médicaments, ces choses-là, je le faisais mais là je suis perdue, ça n'a pas de bon sens! Je vis dans des valises!

Une personne âgée assise dans un canapé.

Marie-Antoinette Simard, âgée de 98 ans, a dû quitter en pleine nuit son domicile.

Photo : Radio-Canada

Sa fille Lise Tremblay croit que la situation aurait pu être gérée différemment.

Ça serait à refaire. Je prendrais un avocat, je sais pas, parler au responsable : Écoutez, regardez la situation, on prend le risque de rester chez nous, de rester là tout simplement.

Ça fait 70 ans que j'ai jamais eu peur de cette butte-là. Jamais jamais jamais puis c'est pas demain que je vais avoir peur, répète Mme Simard.

La nonagénaire voudrait retourner chez elle le plus rapidement possible.

Je voulais pas m'en aller parce que je me sens en sécurité chez nous ... Puis j'irai me coucher chez nous à soir , puis ça ne m'énerverait pas du tout, fait savoir Marie-Antoinette Simard.

Selon un reportage de Philippe L'Heureux.

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