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Rassemblement à Rouyn-Noranda pour le droit à l’avortement

Plusieurs personnes sont rassemblées, pancarte à la main.

Des dizaines de personnes ont pris part à la manifestation.

Photo : Radio-Canada / Athéna Couture

Radio-Canada

Une cinquantaine de personnes se sont réunies dimanche après-midi devant le palais de justice de Rouyn-Noranda pour dénoncer la décision de la Cour suprême des États-Unis de révoquer le droit à l'avortement à l'échelon fédéral.

Les manifestants présents ont exprimé leur colère et leur indignation devant cette décision.

Ils se sont aussi montrés solidaires envers les femmes touchées par ce changement.

Les réactions des personnes présentes au rassemblement de Rouyn-Noranda étaient fortes. C’est dégueulasse! C’est vraiment horrible, je ne comprends même pas comment ça se peut encore. On est en 2022 et on dirait une décision de 1920, a lancé Gabrielle Bruno, une citoyenne de Rouyn-Noranda.

Sur place, on pouvait entendre des slogans comme Mon corps, mon choix et En colère et solidaire, pas question de revenir en arrière.

Le candidat de Québec solidaire dans Abitibi-Ouest, Alexis Lapierre.

Le candidat de Québec solidaire dans Abitibi-Ouest, Alexis Lapierre

Photo : Radio-Canada / Athéna Couture

Le candidat de Québec solidaire dans Abitibi-Ouest, Alexis Lapierre, était présent à la manifestation pour soutenir le droit des femmes à l'avortement. Je suis venu manifester aujourd’hui pour être solidaire avec les femmes aux États-Unis. C’est une situation qui est aussi préoccupante au Québec et au Canada, parce qu'on sait qu'il y a des candidats conservateurs, au fédéral comme au provincial, qui sont anti-avortement, a-t-il affirmé.

Nathan Bilodeau, un citoyen de Rouyn-Noranda, s'est dit offusqué par cette nouvelle. C’est enlever le droit aux femmes de décider ce qu’elles veulent faire avec leur corps, a-t-il mentionné.

De son côté, Julie Côté, de Rouyn-Noranda, ne pense pas que l'avortement soit facilement accessible partout au Québec. Le kilométrage à parcourir, les dépenses associées à l’avortement et le filet social des femmes sont des enjeux pour celles qui veulent avorter, a-t-elle expliqué.

Deux manifestants vêtus de noir, pancarte à la main.

Terry Lajoie était en colère lorsqu’il a appris la décision de la Cour suprême des États-Unis.

Photo : Radio-Canada / Athéna Couture

Terry Lajoie était en colère lorsqu’il a appris la décision de la Cour suprême américaine. Ça m'a beaucoup fait penser à la réaction des Américains face à la situation qui a entouré le décès de George Floyd et c’est autant déprimant de voir la Cour suprême sacrifier les droits des femmes qu’inspirant de voir les mobilisations partout autour de la planète pour cette cause, a-t-il affirmé.

Une femme montre une pancarte sur laquelle sont dessinés un utérus et des doigts d'honneur.

Félicie Gingras a pris part à la manifestation de Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Athéna Couture

Félicie Gingras est apeurée par l'invalidation de l’arrêt Roe contre Wade. La nouvelle de l’interdiction de l’avortement aux États-Unis me fait très peur, alors être ici aujourd’hui me permet de dire ce que j’ai à dire et d’être fâchée de la décision, soutient-elle.

Une femme tient une pancarte.

Brigitte Arseneault est déçue par la décision de la Cour suprême des États-Unis de révoquer le droit à l'avortement à l'échelon fédéral.

Photo : Radio-Canada / Athéna Couture

Pour Brigitte Arseneault, travailleuse au Centre Entre-Femmes de Rouyn-Noranda, il était primordial de prendre part à cette manifestation.

Les Américaines vont se faire interdire le droit à l’avortement : on ne peut pas rester les bras croisés! C’est une lutte gagnée de longue date aux États-Unis et ce n’est pas vrai qu’on va retourner aux broches à tricoter. On doit tout faire pour que ce droit reste protégé partout dans le monde, a déclaré cette manifestante.

Avec les informations d'Athéna Couture

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