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La course aux logements avant le 1er juillet est laborieuse à Saguenay

Une pancarte «à louer» sur un balcon d'appartement.

Le prix moyen des loyers a augmenté à Saguenay dans les dernières mois.

Photo : Radio-Canada / Camille Lacroix-Villeneuve

Radio-Canada

À quelques jours du 1er juillet, les loyers grimpent et les locataires se découragent à Saguenay. D’après un rapport émis par le Regroupement des comités logement et des associations de locataires du Québec, un logement offert à la location coûte 28 % plus cher qu'un loyer moyen, sur le territoire de Saguenay.

Cette hausse importante est observée par les locataires. Amy Perreault déménage de Québec à Saguenay, elle est incapable de se trouver un logement de type 4½ à temps pour le 1er juillet. Elle est obligée de retourner vivre chez ses parents.

C'est vraiment compliqué, c'est hors de prix, ça n'a pas de bon sens.

Une femme sourit

Incapable de se trouver un logement à Saguenay, Amy Perreault a été obligée de retourner vivre chez ses parents.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

Amy Perreault et son conjoint ont multiplié les démarches pendant un mois pour se trouver un appartement.

Soit c’était des cessions de bail, soit je dois courir après les propriétaires car ils donnent des nouvelles une journée et le lendemain on n’en a plus, si c’était à bas prix, en 5 minutes c’était déjà loué, énumère Amy Perreault en dévoilant également que certains propriétaires font des tirages pour déterminer leurs futurs locataires.

« On a grandi ici, on a toujours vu ça moins cher, puis là on revient ici et c'est plus cher de là où on vient, on passe de 800 $ chauffé/éclairé et droit aux animaux [à Limoilou à Québec] à 1300 $ à certaines places ici. »

— Une citation de  Amy Perreault

Pour un registre des loyers

Cette situation est dénoncée par le candidat de Québec solidaire dans Chicoutimi, Adrien Guibert-Barthez.

Les gens ont de la misère à se trouver des logements. Actuellement, dans le marché, ce qu'on voit, c'est soit des logements très chers ou des logements insalubres presque.

Québec solidaire demande notamment au gouvernement de François Legault d'instaurer un registre des loyers. Cet outil permettrait de vérifier le loyer payé par les anciens locataires.

Là c'est le free for all, déplore Adrien Guibert-Barthez. Les propriétaires peuvent faire ce qu'ils veulent et c'est à la CAQ qui aurait dû gérer ça mais ils ne l'ont pas fait. C'est une crise qui appauvrie chaque année les Québécois.

Le bureau de la ministre de l'Habitation, Andrée Laforest, n'a pas donné suite à nos demandes dimanche.

Une hausse des loyers « sous estimée »

Les données officielles de la Société canadienne d’hypothèques et de logement sont loin d’illustrer l'ampleur de la véritable hausse des loyers selon le Regroupement des comités logement et des associations de locataires du Québec.

Cet organisme est arrivé à ce constat en épluchant plus de 51 000 annonces de logements à louer sur le site Kijiji, un exercice auquel il se prête depuis 2020.

L'organisme estime aussi que les propriétaires profitent des changements de locataires pour augmenter les loyers.

Selon leurs calculs, en moyenne au Québec, un locataire qui déménage paie 427 $ de plus par mois qu'un locataire qui ne déménage pas.

Selon un reportage de Roby St-Gelais.

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