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Trois-Rivières se mobilise pour le respect du droit à l’avortement

Des personnes avec des pancartes en mains debout dans un espace vert.

Plusieurs dizaines d'hommes et de femmes mobilisés dimanche à Trois-Rivières, contre la révocation du droit à l'avortement aux États-Unis

Photo : Radio-Canada / Magalie Masson

Depuis la révocation, vendredi, du droit constitutionnel à l'avortement par la Cour suprême des États-Unis, la colère est palpable chez les femmes un peu partout dans le monde. À Trois-Rivières, des dizaines de personnes se sont rassemblées dimanche non loin du palais de justice pour dénoncer cette décision, à l’initiative du Centre de santé des femmes de la Mauricie, de la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie et du Groupe d'Actions Femmes de l'UQTR.

La dénonciation de la révocation de ce qu'on croyait être un acquis ne connaît ni frontière ni sexe. Ici, presque autant d'hommes que de femmes étaient présents à ce rassemblement, exprimant leur solidarité avec les Américaines ayant perdu leur droit.

« Les hommes y participent puisque les droits des femmes touchent tout le monde, les conjointes, les sœurs aussi bien que les hommes. Cette perte de droit vient aussi s'ingérer dans leur vie à eux. »

— Une citation de  Marie-Ève Tourangeau, intervenante au Centre de santé des femmes de la Mauricie à Trois-Rivières

Le respect des droits des femmes est une bataille qui concerne une grande partie de la population trifluvienne. Ainsi, plusieurs personnes de la région se sont réunies pour dénoncer la perte d'un droit fondamental aux États-Unis.

« C'est un droit qui a été acquis par une grande bataille, mais qui a toujours été fragilisé. Cette bataille est sans fin. »

— Une citation de  Marie-Ève Tourangeau, intervenante au Centre de santé des femmes de la Mauricie à Trois-Rivières

Mme Tourangeau consent à la solidarité féminine qui se manifeste notamment dans les réseaux sociaux, où l’on propose aux Américaines des moyens de se faire avorter sans avoir à en subir les conséquences légales.

Pour un des hommes venus participer à la mobilisation, il s'agit d'être solidaire des femmes et de défendre le libre choix. Les femmes sont maîtresses de leur corps, c'est à elles de décider, déclare-t-il.

C'est un droit fondamental qu'ont les femmes. Qui on est, nous, hommes, pour l'interdire? renchérit un autre, qualifiant la décision de la Cour suprême des Etats-Unis d'irrationnelle et d'insensée.

Ils disent manifester pour éviter que cela se produise au Canada, puisque, selon eux, ce n'est pas exclu. Ça n'a aucun sens qu'un groupe d'hommes blancs décide à la place des femmes.

Le rôle de Trois-Rivières dans cette lutte

Grâce au Centre de santé des femmes de la Mauricie, dont la mission est de défendre le droit des femmes au libre choix, Trois-Rivières pourrait être un allié important pour les Américaines en cas de nécessité, affirment les responsables. D'ailleurs, le service d'avortement est très accessible, selon eux. Les femmes de tous les horizons peuvent bénéficier de ces services qui leur offrent un accès rapide et garanti, indique Joëlle Comeau-Périgny, membre du conseil d'administration du Centre.

Le délai pour accéder aux services de ces centres à Trois-Rivières et dans le reste du Québec est de deux semaines, contrairement aux centres hospitaliers, où ça peut être plus long, mentionne-t-elle.

Nous ne sommes pas un centre hospitalier, et es femmes peuvent se sentir plus à l'aise dans un endroit plus chaleureux, précise Marie-Ève Tourangeau.

Notre travail, c'est d'accompagner les femmes dans leur choix. On est pro-choix et on les accompagne sans jugement, avec bienveillance, poursuit la responsable, qui place son organisme sur la liste des références en matière d'intervention auprès des femmes.

Vicky Schnieders, une Trifluvienne d'origine américaine outrée par la décision de la Cour suprême, a participé à ce rassemblement en soutien aux Américaines.

Avec les informations de Magalie Masson

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