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Des rassemblements dans l’Est-du-Québec pour le droit à l’avortement

Des femmes revendiquent leur droit à l'avortement devant le palais de justice de Rimouski.

D'autres manifestations ailleurs au Québec ont été organisées dimanche.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Plusieurs manifestants ont défendu le droit à l'avortement dimanche dans l’Est-du-Québec. À Rimouski, à Gaspé, à Carleton-sur-Mer et à Baie-Comeau, des personnes ont exprimé leur mécontentement après que la Cour suprême des États-Unis ait invalidé le droit à l'avortement à l'échelle nationale.

Environ 75 personnes se sont mobilisées devant le palais de justice de Rimouski sur l’heure du midi pour soutenir le droit des femmes à disposer de leur corps.

Plusieurs d'entre elles arboraient le noir, endeuillées quant au droit à l'avortement retiré de la Constitution américaine.

Une affiche indique ''mon corps m'appartient''.

Les manifestants craignent des contrecoups dans la politique canadienne.

Photo : Radio-Canada / Simon Rail-Laplante

Nous démontrons notre solidarité avec nos consœurs étasuniennes et aussi pour signifier à nos élus que ce genre de recul [face à l’avortement] reste complètement inacceptable , s’exclame Mélina Castonguay, sage-femme et cofondatrice de l’organisme Les Passeuses.

Une femme parle dans un haut-parleur.

Mélina Castonguay a organisé la manifestation devant le palais de justice de Rimouski dimanche midi.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Lors des rassemblements, les manifestants ont pris part à des échanges et ont pu assister à des lectures de poèmes et de discours engagés.

Des manifestations ont été organisées par la Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN) dans plusieurs autres villes de la province, dont Montréal, Québec, Sherbrooke et Gatineau.

L'accès à l’avortement difficile en Gaspésie

À Gaspé, une trentaine de personnes se sont réunies devant l’hôtel de ville pour exprimer leur colère et leur indignation. Le groupe est d'avis que la lutte pour l’avortement n’est toujours pas terminée puisque l’accès à l'intervention chirurgicale demeure compliqué dans l'Est-du-Québec.

Léa Blouin-Rodrigue, l’une des organisatrices des rassemblements à Gaspé et à Carleton-sur-Mer, explique que l’hôpital de Gaspé est le seul à offrir la chirurgie sur tout le territoire de la péninsule.

Elle se désole aussi que l’hôpital de Rimouski soit l’établissement de santé le plus près pour les Gaspésiennes qui souhaitent interrompre une grossesse non désirée, ce qui les force à parcourir de grandes distances, dit-elle.

« On parle donc d’un accès qui est inégal dans la région. Tout le monde y a accès, mais pas de la même façon. Ça force les gens à se déplacer et prendre congé pour y avoir recours en raison des complications liées aux distances. »

— Une citation de  Léa Blouin-Rodrigue, agente de projet pour la Table de concertation des groupes de femmes de la Gaspésie et des Îles
Des manifestations brandissent des pancartes où il est écrit par exemple : Nous aurons les enfants que nous voulons ou Utérus en colère

Une trentaine de personnes ont apporté leur soutien au combat des millions d'Américaines qui perdront le droit à l'avortement.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Whalen

La pilule abortive est toutefois disponible un peu partout sur le territoire comme dans les hôpitaux de Chandler, Sainte-Anne-des-Monts et des Îles-de-la-Madeleine. Mais ce n'est pas tous les médecins qui peuvent la prescrire, puisqu'ils doivent au préalable avoir suivi une formation en ce sens. Léa Blouin-Rodrigue juge que les formations obligatoires pour la prescrire demeurent un frein à son accessibilité.

Léa Blouin-Rodrigue devant la Baie de Gaspé

Léa Blouin-Rodrigue, l'une des coorganisatrices des rassemblements à Gaspé et Carleton-sur-Mer

Photo : Radio-Canada / Guillaume Whalen

Mélina Castonguay abonde dans le même sens. À ma connaissance, aucun autre type de médication ne requiert autant de formation pour être administré. Des rencontres et discussions sont justement en cours pour profiter de cette fenêtre qui s’ouvre sur l’avortement pour faciliter cet accès par médicament , renchérit-elle.

Ces formations sont demandées par le Collège des médecins (CMQ) afin d'assurer à toutes les personnes qui désirent consulter un médecin exerçant dans le domaine des interruptions de grossesse de recevoir des services de qualité, peut-on lire sur leur site web.

Avec les informations de Jean-François Deschênes

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