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Manifestations à Ottawa : Marco Mendicino espère que des leçons ont été tirées

Des manifestants devant le parlement.

Des groupes de manifestants ont dit prévoir des manifestations tout au long de l'été à partir du 30 juin et jusqu'à la fête du Travail (archives).

Photo : AFP via Getty Images/ANDREJ IVANOV

Radio-Canada

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Marco Mendicino, dit espérer que les erreurs de l'hiver dernier ne se reproduiront pas le week-end prochain alors que des manifestations sont prévues à Ottawa en même temps que la fête du Canada.

Je pense que les Canadiens devraient célébrer la fête du Canada. Nous avons traversé une longue pandémie et il y a des raisons d’avoir de l’espoir et de l’optimisme, a-t-il déclaré dans une entrevue à CBC la semaine dernière.

Je pense qu'il est troublant que certains attisent les tensions [...]. Nous ne voulons pas que le scénario de l'hiver dernier se reproduise et nous ne voulons pas que les gens adoptent des comportements illégaux ou violents qui perturbent la communauté à Ottawa ou ailleurs, a-t-il poursuivi.

Marco Mendicino en mêlée de presse.

Marco Mendicino a dû répondre à de nombreuses questions de l'opposition l'hiver dernier à propos de la Loi sur les mesures d'urgence (archives).

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Des groupes de manifestants ont dit prévoir des manifestations tout au long de l'été à partir du 30 juin et jusqu'à la fête du Travail.

Le Service de police d'Ottawa (SPO) dit qu'il est au courant des manifestations à venir et qu'il établit des plans en conséquence.

Le SPO continue de faire l'objet de critiques quant à sa gestion des manifestations contre les mesures sanitaires de l'hiver dernier, qui ont bloqué le centre-ville d’Ottawa pendant environ trois semaines.

Vue à distance de l'imposante opération policière à Ottawa.

Une vaste opération policière a permis de mettre fin à l'occupation qui a duré trois semaines (archives).

Photo : AFP via Getty Images/ANDREJ IVANOV

Des policiers ont fini par chasser les manifestants des rues à proximité du parlement après que le gouvernement fédéral a invoqué la Loi sur les mesures d’urgence.

Je pense qu'il est important que nous tirions des leçons de l'hiver dernier, a poursuivi Marco Mendicino.

Nous continuerons à donner [à la police] les outils et le soutien nécessaires pour assurer la sécurité publique alors que nous célébrons la fête du Canada.

« Nous avons fait ce qu'un gouvernement responsable aurait fait. »

— Une citation de  Marco Mendicino, ministre de la Sécurité publique

Au printemps, Marco Mendicino a fait l'objet de questions répétées sur la façon dont la décision d'invoquer cette loi a été prise.

Elle a entre autres permis de geler des comptes bancaires de centaines de personnes et de réquisitionner des camions de remorquage. Elle a également permis à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) d'appliquer des règlements municipaux et des lois provinciales, selon le cas.

Un homme tient une pancarte contre le passeport vaccinal lors du convoi de camionneurs à Ottawa.

Le recours à la Loi sur les mesures d’urgence était justifié, a assuré le chef de police intérimaire Steve Bell (archives).

Photo : Getty Images / Spencer Platt

Le ministre a déclaré à un comité parlementaire chargé d'enquêter sur cette question que le gouvernement avait suivi des conseils professionnels et non partisans en matière d’application de la loi.

Pour leur part, la commissaire de la GRC, Brenda Lucki, et le chef de police intérimaire du SPO, Steve Bell, ont déclaré qu'ils n'avaient pas demandé au gouvernement d'invoquer cette loi, bien que leurs nouveaux pouvoirs aient eu un effet dissuasif.

La cheffe intérimaire du Parti conservateur du Canada, Candice Bergen, a demandé la démission de Marco Mendicino, l'accusant de mentir aux Canadiens et de les induire en erreur au sujet de la Loi sur les mesures d'urgence.

M. Mendicino a indiqué que son gouvernement a parlé aux forces de l'ordre chaque jour, voire chaque heure.

Nous avons fait ce qu'un gouvernement responsable ferait, c'est-à-dire rester en contact avec les forces de l'ordre afin de prendre les décisions nécessaires pour rétablir la sécurité publique, a-t-il ajouté.

Au moment de la décision d'avoir recours à cette loi, le premier ministre Justin Trudeau a fait valoir que son utilisation était nécessaire pour faire face à de sérieux défis relatifs à la capacité des forces de l'ordre d'appliquer efficacement la loi.

Cependant, ce raisonnement a été remis en question par l'opposition et par d'autres critiques, qui ont demandé si d'autres mesures, notamment des tactiques de maintien de l'ordre, auraient pu être utilisées.

Le premier ministre Justin Trudeau à la Chambre des communes.

L'hiver dernier, le premier ministre Justin Trudeau est devenu le premier chef de gouvernement canadien à invoquer la Loi sur les mesures d'urgence de 1988 (archives).

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Marco Mendicino a souligné le témoignage de Mme Lucki, qui a parlé de la possibilité de diriger les dépanneuses pour aider à déplacer les véhicules qui encombraient les rues d'Ottawa.

D'autres pouvoirs ont été accordés en vertu de la Loi sur les mesures d'urgence en tenant compte des conseils que nous avons demandés aux forces de l'ordre avant d'invoquer la loi. C'est ainsi que le système est censé fonctionner, a-t-il dit.

Il était tout à fait logique que le gouvernement échange avec la police, qu'il tente de déceler des lacunes dans les pouvoirs existants, puis qu'il corrige ces lacunes avec des pouvoirs uniques, exceptionnels, limités dans le temps et ciblés.

Le ministre a ajouté que Brenda Lucki a corroboré cela lors de son témoignage.

Vue aérienne du périmètre.

Lors du convoi de motocyclistes, en avril, le périmètre avait permis de contrôler les manifestants. Certains d'entre eux avaient invectivé les policiers (archives).

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Marco Mendicino persiste et signe. Invoquer la Loi sur les mesures d'urgence était la bonne chose à faire.

« Nous espérons que nous n'aurons plus jamais à utiliser ces rares pouvoirs. [...] Mais je ne m'excuserai jamais de faire ce qui est nécessaire pour protéger les Canadiens. »

— Une citation de  Marco Mendicino, ministre de la Sécurité publique

Le coup d'envoi des prochaines manifestations est prévu lorsque James Topp, un ancien combattant qui traverse le Canada à pied en signe d'opposition aux mesures vaccinales qui demeurent en vigueur, terminera son périple le 30 juin au centre-ville d'Ottawa.

La semaine dernière, le gouvernement fédéral a levé l'obligation vaccinale pour les fonctionnaires fédéraux et pour les passagers qui souhaitent prendre l'avion ou le train au Canada.

Plus tôt cette semaine, M. Topp et d'autres organisateurs ont rencontré des députés conservateurs près de la colline du Parlement, où celui-ci a déclaré que le mouvement de protestation avait pris de l'ampleur.

Des hommes vêtus de complets discutent.

Les organisateurs de certaines des manifestations prévues à Ottawa cet été ont rencontré des députés du Parti conservateur du Canada mercredi (archives).

Photo : CBC/David Fraser

Le problème, ce n'est plus tant les obligations vaccinales que leur satisfaction à l'égard du gouvernement fédéral, a déclaré M. Topp.

Candidate à la direction du Parti conservateur du Canada, Leslyn Lewis était présente à la rencontre avec M. Topp, tout comme Warren Steinley, John Barlow, Ryan Williams, Dean Allison, Jeremy Patzer et Arnold Viersen.

Avec les informations de Catharine Tunney, CBC

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