•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des militantes pro-choix se font entendre à Québec

Des militantes pro-choix sont réunies près du palais de justice de Québec. Sur une affiche est inscrit la phrase : mon utérus, mon choix

Les militantes et militants pro-choix se sont rassemblés devant le palais de justice de Québec.

Photo : Radio-Canada / Camille Carpentier

Jérémie Camirand

Des dizaines de manifestantes se sont rassemblées devant le palais de justice de Québec dimanche midi afin d’afficher leur soutien aux Américaines deux jours après l’invalidation de l’arrêt Roe contre Wade.

Capucine Coustere était présente à la manifestation avec son enfant. Elle qui a déjà eu recours à un avortement par le passé n’a pas hésité à prendre part au mouvement après que la Cour suprême des États-Unis eut donné le droit aux États d’interdire l’avortement, vendredi.

C'est important de défendre notre droit d'avoir des enfants si on veut, croit-elle.

Une autre manifestante, Frédérique Sénéchal, ne cache pas son inquiétude au sujet des répercussions potentielles de cette décision au Québec.

Ça fait peur, ça fait vraiment peur pour l'avenir. Honnêtement, on pense que ça n'arrive pas ici, mais qui aurait pensé qu'aux États-Unis, on retournerait là? demande Mme Sénéchal.

Pour Hubert Gagnon, la cause du droit à l’avortement ne concerne pas uniquement les femmes : les hommes ont aussi leur rôle à jouer.

Ce n'est pas toutes les femmes qui sont seules contre le système oppressif, c'est tout le monde qui doit être ensemble pour renverser cette situation-là, dit-il.

Davantage d’accessibilité

Si elles s’entendent pour dire que l’avortement est un droit reconnu au Canada, les militantes interrogées par Radio-Canada pensent que ces services devraient être plus accessibles.

Même au Québec, les services sont beaucoup moins accessibles qu'ils ne l'étaient. Ça grignote : le droit à l'avortement est grignoté insidieusement par la base en donnant moins accès aux services, indique Monique Voisine, qui a milité dans les années 1980 et 1990 pour le droit à l'avortement.

Une militante pro-choix agite un cintre rouge sur lequel est écrite la phrase « plus jamais! ».

Les militantes craignent que l'invalidation de l'arrêt Roe contre Wade ouvre la porte à un recul des droits des femmes au Canada.

Photo : Radio-Canada / Camille Carpentier

L’organisme SOS Grossesse abonde dans ce sens, car le problème est bien réel, même au Québec.

Déjà, actuellement, on a des problèmes d'accès à la pilule abortive ou même aux points d'accès pour avoir un avortement, précise la directrice générale de cet organisme, Sylvie Pedneault.

Un organisme anti-avortement souhaite s’implanter à Québec

L’organisme Campagne Québec-Vie, qui s’oppose à l’avortement, indique vouloir s'installer à Québec.

Étant donné l'enracinement du crime de l'avortement dans les mœurs de trop de nos concitoyens, la très bonne nouvelle du renversement de Roe c. Wade aux États-Unis n'aura, au moins à court terme, que très peu d'incidence sur nos actions, qui devront, pour porter fruit, s'inscrire dans la durée, a mentionné par courriel le président de cet organisme, George  Buscemi.

Avec les informations de Camille Carpentier

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !