•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Basquiat ou pas Basquiat? Le FBI saisit 25 œuvres à l’authenticité douteuse

Une personne, vue de dos, regarde la toile «In This Case».

La peinture «In This Case», de l'artiste afro-américain Jean-Michel Basquiat.

Photo : Getty Images / Cindy Ord

Agence France-Presse

Le FBI a saisi 25 œuvres attribuées à Jean-Michel Basquiat et exposées en Floride, leur authenticité apparaissant douteuse.

Le Museum of Art d'Orlando, qui les exposait, a obéi vendredi à une demande du FBI d'avoir accès à l'exposition Heroes and Monsters: Jean-Michel Basquiat et les œuvres sont maintenant entre les mains de la police fédérale américaine, a indiqué à l'AFP une porte-parole du musée, Emilia Bourmas-Fry.

Il est important de noter qu'on ne nous a pas fait comprendre que le musée était l'objet d'une enquête, a-t-elle précisé.

L'exposition devait fermer le 30 juin, et la porte-parole a ajouté que le musée continuerait de coopérer avec le FBI. La police fédérale n'a pas répondu dans l'immédiat aux demandes de commentaires de l'AFP.

Une mystérieuse inscription de FedEx

Les œuvres concernées, peintes sur des emballages récupérés, étaient très peu connues jusqu'à l'ouverture de l'exposition en février, selon le New York Times, qui a révélé vendredi l'opération du FBI.

Selon le quotidien, l'une des œuvres était peinte au dos d'un emballage sur lequel était inscrit Aligner le haut de l'étiquette FedEx ici. Mais le caractère de l'inscription n'a été utilisé par le groupe de transport rapide qu'à partir de 1994, soit six ans après la mort de l'artiste, a ajouté le Times, citant un ancien employé de FedEx.

Un portrait de Jean-Michel Basquiat sur le mur d'une exposition, et des visiteurs contemplent d'autres œuvres.

Un portrait de Jean-Michel Basquiat exposé à Milan en 2006

Photo : Getty Images / FILIPPO MONTEFORTE

Le FBI a saisi les œuvres sur la base d'une déclaration sous serment de 41 pages faisant état de fausses informations liées au supposé propriétaire précédent des œuvres, selon le journal.

L'enquête a aussi montré des tentatives de vendre les œuvres en utilisant de faux documents sur leur provenance, et des relevés bancaires montrant de possibles appels à investir dans de l'art qui n'est pas authentique.

Des œuvres prétendument oubliées

Les propriétaires des œuvres – un marchand d'art et un retraité – ainsi que le directeur du musée, Aaron De Groft, affirment que Jean-Michel Basquiat les a peintes en 1982, et qu'il les a vendues pour 5000 dollars américains (environ 6 500 dollars canadiens) à un scénariste de télévision aujourd'hui décédé, Thad Mumford.

Selon eux, M. Mumford les aurait gardées dans un garde-meubles et les aurait oubliées pendant 30 ans.

Mais dans le document du FBI, une agente spécialisée dans le trafic d'œuvres d'art, Elizabeth Rivas, précise avoir rencontré M. Mumford en 2014 et appris qu'il n'avait jamais acheté d'œuvres de Basquiat et qu'il n'avait pas connaissance de la présence d'œuvres de Basquiat dans son garde-meubles.

Si elles étaient authentifiées, les 25 œuvres de Jean-Michel Basquiat pourraient valoir jusqu'à 100 millions de dollars américains (environ 129 millions de dollars canadiens).

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !