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Vous retournez voir la nature cet été? Touchez-y le moins possible, demandent les experts

Le marais Miner près de Kentville, en Nouvelle-Écosse.

La famille Miner a conclu un accord pour transférer ses terres agricoles et les restaurer à leur état naturel près de Kentville, en Nouvelle-Écosse.

Photo : Gracieuseté : Chris Surette

Radio-Canada

Les groupes de conservation ont accompli beaucoup de travail pour donner accès à d’importantes zones écologiques dans les Maritimes. Si cela vous donne envie d’y aller cet été, il y a des précautions spéciales à prendre, selon deux experts en promotion des aventures en plein air.

Ce ne sont pas des endroits que nous voulons envahir, a averti Jan Sebastian LaPierre, de l’entreprise de marketing A For Adventure de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse. Vous ne devriez probablement pas y aller avec un grand groupe et vous devriez essayer de toucher le moins possible.

Le public peut visiter de nombreuses zones écosensibles, a-t-il précisé, s’il y a les bonnes infrastructures, comme des promenades et des sentiers.

Cartes et vidéos interactives

Chris Surette, partenaire d’affaires de Jan Sebastian LaPierre, a remarqué une tendance récente des groupes de conservation à vouloir créer des cartes et des vidéos interactives pour essayer d’amener les gens à connaître et à aimer les terres humides et les habitats rares.

Le Conseil de la nature du Nouveau-Brunswick a fait beaucoup de cartographie, donne-t-il en exemple. Parmi les plus intéressantes, il y a celle de la rivière Meduxnekeag, un affluent de la rivière Saint-Jean, et de sa réserve qui comprend plus de 1000 acres de forêts de feuillus des Appalaches.

Deux personnes marchent sur le bord de la mer à marée basse.

Le retour à la nature doit se faire dans le respect de l'environnement, avisent deux experts du plein air.

Photo : Gracieuseté : Chris Surette

Plus de 180 espèces d’arbres, de plantes, de lichens et de mousses y vivent, dont 43 espèces rares et beaucoup ne se trouvent nulle part ailleurs dans le Canada atlantique.

Grâce aux sentiers et à de l’infrastructure, plus de 3000 étudiants peuvent visiter la réserve chaque année, a noté Chris Surette. Selon ses dires, ils ont du plaisir à identifier les plantes en utilisant l’application iNaturalist ou la géocachette et aussi apprendre quelque chose dans le processus.

Enseigner la nature

En fin de compte, il s’agit de leur enseigner la nature, précise Chris Surette, et de créer une culture de compréhension de l’importance de la conservation.

La St. Mary’s River Association, en Nouvelle-Écosse, vient de lancer un projet de carte en ligne également, a indiqué Jan Sebastian LaPierre.

La rivière est bien connue pour la pêche au saumon, a-t-il noté. Elle abrite aussi de nombreuses autres espèces et possède de belles collines le long de ses rives.

Il a fallu des décennies pour consolider certaines propriétés, sur un mélange de terres privées et publiques, mais il y a maintenant de nombreux points d’accès pour ceux qui veulent voyager en bateau, en vélo ou à pied, fait part l’expert.

D’autres projets

Chris Surette et Jan Sebastian LaPierre ont participé personnellement à quelques autres projets de cartographie, en collaboration avec le Service canadien de la faune.

L’un d’eux comprend la plage Big Glace Bay, qui est entourée par la collectivité de Glace Bay, en Nouvelle-Écosse.

Un autre des projets de cartographie sur lesquels ils ont travaillé porte sur les collines Shepody au sud de Moncton, sur la rive de la baie de Fundy.

Vue aérienne de la rivière St. Mary's en Nouvelle-Écosse.

Vue aérienne de la rivière St. Mary's en Nouvelle-Écosse.

Photo : Gracieuseté : Chris Surette

Ils ont créé une vidéo en collaboration avec le naturaliste, poète et auteur Harry Thurston.

Les collines Shepody ont eu beaucoup d'habitations humaines pendant une longue période, stipule Jan LaPierre, et sont maintenant retournées à un état plus naturel.

Une autre zone naturelle importante est nichée à côté de la communauté de Kentville, a déclaré Chris Surette, dans la fertile vallée de l’Annapolis, en Nouvelle-Écosse.

Canards Illimités pilote un projet de carte interactive dans le marais Miner.

La famille Miner a conclu un accord pour transférer ses terres agricoles et les restaurer à leur état naturel.

Le marais a ouvert en tant que réserve naturelle en 2010. Des centaines de personnes le visitent chaque jour en empruntant ses sentiers de marche et de vélo.

D'après un reportage de CBC

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