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Kiev secouée de nouveau par des frappes russes

Des secouristes au milieu des débris.

La plupart des missiles tirés vers Kiev auraient été interceptés, mais ceux qui n'ont pu être détruits ont touché un secteur résidentiel de la capitale.

Photo : AFP / Sergei Supinsky

Radio-Canada

Une frappe sur un immeuble résidentiel de Kiev a fait au moins un mort et cinq blessés, une des nombreuses attaques orchestrées en Ukraine par les forces russes, dimanche.

Les déflagrations se sont produites vers 6 h 30, heure locale, une demi-heure après le déclenchement de sirènes antiaériennes dans la capitale.

À la suite d'un bombardement ennemi, un incendie s'est déclaré dans un immeuble de neuf étages, a indiqué sur la messagerie Telegram le service d'État pour les situations d'urgence.

Arrivée sur place, une équipe de l'AFP a vu les trois derniers étages de l'immeuble en feu et sa cage d'escalier complètement détruite, alors que la police avait bouclé le quartier.

Des sauveteurs ukrainiens devant la façade détruite d'un immeuble.

Des sauveteurs ukrainiens à l'œuvre à l'extérieur d'un immeuble résidentiel de Kiev.

Photo : AFP / Sergei Supinsky

Un missile a été abattu par la défense antiaérienne dans la région de Kiev, les débris sont tombés sur un village, a indiqué le gouverneur de la région de Kiev, Oleksiï Kouleba, sur Telegram, ajoutant que l'ennemi avait frappé la capitale.

Une collaboratrice de l'AFP habitant dans ce complexe résidentiel a entendu un puissant bourdonnement précédant les explosions, ce qui s'apparente à un tir de missile.

Plusieurs explosions [ont été entendues] dans le quartier Chevchenkivsky, allant du centre vers le nord-ouest de la capitale, a indiqué sur Telegram le maire de Kiev, Vitaly Klitschko.

Des ambulances et des secouristes sont sur place. Dans deux immeubles, le sauvetage et l'évacuation des résidents sont en cours, a ajouté M. Klitschko, qui s'est rendu sur place.

« Les sauveteurs ont extrait une petite fille âgée de sept ans, elle est vivante. Ils cherchent à présent à retrouver sa mère. »

— Une citation de  Vitaly Klitschko, maire de Kiev

Un député ukrainien, Olekseï Gontcharenko a affirmé sur Telegram que les Russes avaient tiré 14 missiles sur Kiev et sa région dans la matinée.

Deux secouristes descendent dans les décombres.

Des secouristes ukrainiens tentent de trouver des survivants dans les décombres de l'immeuble.

Photo : AFP / Sergei Supinsky

De nombreux habitants se trouvaient au pied des immeubles, et beaucoup étaient en pleurs. Une femme s'y trouvait en peignoir.

Ça fait trois fois qu'ils bombardent ici. Je me suis réveillé à la première explosion, je suis allé au balcon et j'ai vu des missiles tomber et entendu une explosion énorme, tout a vibré, a indiqué à l'AFP Iouri, un habitant de 38 ans, qui n'a pas voulu donner son nom de famille.

Irena, 32 ans, est sortie avec son fils Makar, de 17 mois. On est descendus avec notre baluchon d'urgence qui est près de la porte depuis le début de la guerre parce qu'on a dû évacuer, a-t-elle dit.

Une attaque « symbolique »

Le maire de Kiev, Vitaly Klitschko, n'a pas hésité à dresser un parallèle entre cette attaque et celle qui avait tué une journaliste ukrainienne à la fin avril lors de la visite du secrétaire général de l'ONU.

Il s'agit d'intimider les Ukrainiens [...] à l'approche du sommet de l'OTAN, a-t-il déclaré, en référence au sommet de l'Alliance atlantique qui se déroulera de lundi à mercredi à Madrid, en Espagne.

C'est une attaque symbolique parce que la dernière fois, le secrétaire général des Nations unies était à Kiev, a-t-il ajouté.

Outre cette attaque sur la capitale, la Russie affirme avoir frappé trois centres d'entraînement des forces ukrainiennes dans le nord et l'ouest du pays. Une des cibles atteintes se situe à 30 km de la frontière avec la Pologne, pays membre de l'OTAN.

Un homme au milieu d'une maison en ruine.

Un homme se tient au milieu des décombres d'une maison détruite par des frappes russes, à Kharkiv.

Photo : Reuters / Leah Millis

Des explosions ont également retenti à Kharkiv et Tcherkassy, ville du centre qui avait été largement épargnée depuis le début du conflit.

Un durcissement des sanctions demandé

Le président américain Joe Biden, en Allemagne pour une réunion du G7 avant le sommet de l'OTAN, a déclaré que ces nouvelles frappes relevaient de la barbarie.

Le chef de cabinet de la présidence ukrainienne en a profité pour demander des sanctions plus agressives de la part de ce groupe de grandes puissances, qui comprend l'Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni et l'Union européenne. Celles-ci ont déjà annoncé vouloir bannir les importations d'or russe au premier jour de leur sommet.

Or, le G7 devrait répondre à cette attaque sur Kiev, a déclaré Andriy Yermak.

Un embargo sur les exportations d'or est une bonne chose, mais un embargo sur le gaz est nécessaire dans le nouveau paquet de sanctions de l'UE, a ajouté le chef de cabinet de Volodymyr Zelensky.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et BBC

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