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Une clinique d’avortement de l’Outaouais prête à accueillir des Américaines

La Clinique des femmes de l’Outaouais.

L'édifice dans lequel se trouve la Clinique des femmes de l’Outaouais.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Au lendemain de la décision de la Cour suprême des États-Unis qui a invalidé le droit à l'avortement à l'échelle nationale, les réactions se poursuivent dans la grande région de la capitale nationale.

À la Clinique des femmes de l’Outaouais, on se dit solidaires avec les Américaines. Celles qui voudront se rendre dans la région pour un avortement seront toujours les bienvenues, mentionne la directrice générale Patricia LaRue.

Je pense que ça vient toutes nous prendre au cœur. C’est un droit très important pour les femmes. On est très tristes. Ça nous fait peur.

Portrait de Patricia LaRue devant la Clinique des femmes de l’Outaouais.

Patricia LaRue, de la Clinique des femmes de l’Outaouais

Photo : Radio-Canada / Rosalie Sinclair

Par contre, cela ne se fera pas sans coût. Les avortements sont gratuits pour les Canadiennes qui possèdent une carte d’assurance maladie. Pour les Américaines, cela coûterait entre 705 et 1000 $ selon la méthode choisie. À cela, il faut ajouter les frais pour venir au Canada.

Il y a d’autres états américains qui vont les accueillir. C’est difficile de planifier qui viendra [ici], mais celles qui en auront besoin seront accueillies à bras ouverts, poursuit la femme qui dirige la seule clinique d’avortement en Outaouais.

Patricia LaRue convient toutefois que ces Américaines devront surmonter certaines barrières.

Il n’y a pas de clinique dans toutes les villes du Québec. Les femmes vont devoir voyager plusieurs heures. Le service n’est pas parfait non plus. Il y a encore beaucoup de barrières pour rendre le service plus accessible, convient-elle.

Des citoyennes solidaires

Des femmes rencontrées dans les rues d’Ottawa ont elles aussi tenu à manifester leur solidarité à l’égard de ces femmes du pays de l’Oncle Sam.

Je suis bouche bée. Sans mot. Ce n’est pas possible. Ça me semble impossible, a confié Rachelle de Beausoleil sur l'invalidité de l'arrêt Roe c. Wade.

Je suis un peu effrayée de ce qu'il va arriver, mais je crains plus pour les femmes américaines, a mentionné Charlotte Brault Lorensel.

Un homme, Ron Patterson, a fait preuve de compassion, et semble craindre qu’une telle décision soit prise au Canada à court ou à long terme.

Je me sens mal. Pour moi, c'est injuste. Ça devrait être le choix des femmes. Je suis un peu inquiet que ça devienne un enjeu lors des prochaines élections.

Avec les informations de Rosalie Sinclair

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