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L’accès à l’avortement pourrait être menacé ici aussi, pensent des Torontois

Des manifestantes pour le droit à l'avortement brandissent un cintre géant.

Des manifestantes pour le droit à l'avortement ont pris part au défilé des lesbiennes.

Photo : Radio-Canada / Andréane Williams

Radio-Canada

Des Torontois ont dénoncé samedi la décision de la Cour suprême des États-Unis qui a invalidé l'arrêt Roe contre Wade protégeant le droit à l’avortement. Ils ont manifesté dans le cadre des activités de la Fierté, pour dénoncer cette atteinte aux droits des femmes, et se sont rassemblés par la suite devant le consulat des États-Unis.

Jane Griffith, qui participait au festival de rue de la Fierté, déplore la décision des juges américains, mais elle croit qu’elle était prévisible.

Le droit des femmes de choisir ce qui convient à leur propre corps est un droit de la personne qui est fondamental, soutient-elle. Les femmes représentent 50 % de la population; ce n’est pas une question qui touche seulement une minorité, c’est une question de liberté.

Jane Griffith répond aux questions d'une journaliste.

Jane Griffith pense que ce qui s'est passé aux États-Unis risque d'avoir des répercussions ailleurs.

Photo : Radio-Canada / capture d'écran

Michelle Robidoux, membre de la Coalition ontarienne pour les cliniques d'avortement, croit que le Canada n’est pas à l’abri de tels reculs. Même si l’avortement est légal au Canada, il n’est pas facilement accessible partout.

Il n’y a aucun doute que cette décision va donner beaucoup d'élan au mouvement antiavortement au Canada, craint-elle.

Elle assure que les groupes qui ont obtenu gain de cause vendredi aux États-Unis ne représentent pas une majorité d’Américains. C'est une minorité, mais ils ont réussi parce qu’ils se sont mobilisés. Et nous, en tant que majorité pro-choix, il faut se mobiliser. Il faut être dans la rue.

Sydney Gregoire pense que c’est l’indifférence du public qui a mené à cette situation : Cela ne serait pas arrivé aux États-Unis si les gens avaient porté attention et qu’ils s’étaient rendu compte qu’ils pouvaient perdre des droits.

C’est pourquoi elle rappelle qu’il est important de voter à chaque élection, de s'exprimer et de s’assurer que les droits sont protégés.

Sydney Gregoire répond aux questions d'une journaliste.

Sydney Gregoire rappelle qu'il faut être vigilant et exercer son droit de vote.

Photo : Radio-Canada / capture d'écran

Mme Griffith croit que les États-Unis s’engagent sur une pente glissante. Après le droit à l’avortement, ce sera le mariage gai, les relations interraciales, l’accès à la contraception, la recherche sur les cellules souches et plus encore. C’est la fin de l’empire américain tel que nous le connaissons, lance-t-elle.

Avec les informations d’Andréane Williams

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