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Enquête publique sur le train léger : les textos des élus municipaux demandés

Deux hommes répondent aux questions des journalistes.

L'ancien directeur général des transports John Manconi et le maire d'Ottawa Jim Watson, le 14 septembre 2019, le jour du lancement du train léger (archives).

Photo : CBC/Kate Porter

Radio-Canada

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, les conseillers municipaux et les membres du personnel de haut niveau ont dû partager, vendredi, les messages qu'ils ont envoyés par le biais de plateformes telles que les textos et WhatsApp.

Ces messages ne semblent pas avoir été inclus dans le demi-million de documents que la Ville d'Ottawa avait précédemment remis en lien avec cette enquête publique sur son système de train léger.

Mais l'hôtel de ville s'est efforcé ces derniers jours de remettre ces messages après qu'un avocat de la commission ait vu une conversation sur l’application WhatsApp qui faisait référence à des textos sans arrêt entre le maire Jim Watson et l'ancien chef d'OC Transpo John Manconi, a appris CBC.

L'enquête publique sur la ligne de la Confédération a conclu, vendredi, sa dixième journée. Il reste encore deux autres semaines de ces audiences publiques au cours desquelles les principaux acteurs passés et présents sont interrogés par des conseillers juridiques.

Deux trains.

L'arbitre a décidé que les messages qui ne contenaient pas d'informations médicales ou de numéros de téléphone personnels pouvaient être rendus publics (archives).

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

La semaine prochaine, MM. Watson et Manconi témoigneront tous sous serment, tout comme d’autres conseillers municipaux.

Jeudi, le site web de la Commission d’enquête publique sur le réseau de train léger sur rail d’Ottawa a publié la décision d'un arbitre concernant des messages que des acteurs clés de la Ville avaient envoyés sur WhatsApp et que les avocats externes de la Ville d'Ottawa avaient cherché à caviarder.

La firme STV avait l’intention de déposer ces échanges en guise de preuves. STV est une grande entreprise nord-américaine de l’industrie ferroviaire qui a travaillé sur la phase 1 du système.

Kate McGrann, co-avocate principale de l'enquête sur le train léger d'Ottawa derrière un micro.

Kate McGrann, co-avocate principale de l'enquête sur le train léger d'Ottawa (archives)

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

L'arbitre a décidé que les messages qui ne contenaient pas d'informations médicales ou de numéros de téléphone personnels pouvaient être rendus publics.

Par exemple, le 27 octobre 2019, alors que les usagers subissaient des retards quotidiens, John Manconi a écrit au directeur du programme de construction ferroviaire à la Ville d'Ottawa, Michael Morgan, le message suivant : Ok Michael, tu dois te connecter avec moi quand tu peux aujourd'hui. [Il y a] des développements majeurs et le maire a ordonné qu'aucun argent ne soit versé au GTR ou à RTM. Le robinet est officiellement fermé et le maire a toute autorité.

Sommation à comparaître

Au-delà des messages publiés jeudi, il semblerait que les conversations WhatsApp aient capté l’attention des avocats de la Commission.

Selon un courriel obtenu par CBC, l'employée de la Ville d'Ottawa qui organise sa documentation pour l'enquête publique, Leslie Donnelly, a dit aux membres du conseil et à d'autres représentants de la Ville que la Commission du train léger avait émis une assignation à la Ville d'Ottawa ces derniers jours.

Veuillez produire tous les messages texte, WhatsApp et autres messages similaires (c'est-à-dire toute plateforme de messagerie électronique) pour la période du 1er juin 2019 au 31 décembre 2020 entre deux ou plusieurs de MM. Holder, Morgan, Charter, Manconi, Kanellakos, le maire, tout membre du conseil et M. Cripps. Je note à cet égard la référence dans les messages de chat WhatsApp à des textos ‘’sans arrêt’’ entre M. Manconi et le maire, messages qui n'ont pas été produits (à ma connaissance).

L'état des lieux au lendemain du déraillement du 19 septembre 2021.

Depuis son inauguration, le train léger d'Ottawa en a fait voir de toutes les couleurs à ses usagers (archives).

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Les avocats de la commission voulaient surtout voir les messages impliquant le maire, John Manconi ou le directeur municipal de la Ville d’Ottawa Steve Kanellakos.

Au cours de l'enquête, de nombreux documents qui n'étaient pas destinés à l'origine à être consultés par le public, y compris des courriels, ont été rendus publics à titre de preuve alors que la Commission cherche à expliquer les problèmes techniques et commerciaux qui ont mené à tous les malheurs du train léger d'Ottawa.

Avec les informations de Kate Porter, CBC

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