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Roe c. Wade : réactions partagées après l’arrêt de la Cour suprême américaine

Des manifestants avec des pancartes devant la Cour suprême.

Des manifestants pour le droit à l'avortement étaient déjà sur place vendredi matin quand la décision de la Cour suprême américaine a été rendue publique..

Photo : Getty Images / AFP/MANDEL NGAN

Radio-Canada

Les avis sont partagés en Saskatchewan après la décision de la Cour suprême des États-Unis révoquant l'arrêt Roe c. Wade, qui protégeait le droit à l'avortement à l'échelle nationale.

La directrice générale de l’organisme Saskatoon Sexual Health, Heather Hale, admet ne pas être surprise par la décision de la Cour Suprême des États-Unis.

Elle avoue toutefois sa tristesse et ses craintes pour les femmes qui veulent se faire avorter et qui vivent dans des situations de précarité.

Les personnes qui ont toujours eu la possibilité de se déplacer et d'avoir accès à des fonds pourront toujours se faire avorter, indique Mme Hale. L'impact de cette mesure se fera sentir sur les personnes les plus marginalisées qui ont le moins accès aux services.

Elle estime cependant que cette décision fournit au Canada une occasion d'améliorer l'accès aux services d'avortement au pays, qui reste très inégal selon l'endroit où l'on vit.

C'est aussi ce que pense Angie Kells, la directrice générale de Saskatoon Abortion Support Network. Elle ne croit pas que l'exemple des Américains entraîne un risque pour le droit à l'avortement au Canada, mais elle constate que des barrières existent bel et bien en ce qui concerne l'accès aux services. Ces barrières sont là et les gouvernements ne font rien pour les enlever, dit-elle.

De son côté, la militante antiavortement Rachel Keras salue la décision des juges américains et souligne l'importance de venir en aide aux femmes en situation de précarité. Nous voulons offrir à ces femmes les ressources dont elles ont besoin pour que personne ne se sente obligé de choisir l'avortement, plaide-t-elle.

La présidente de l’Association Pro-Vie de la Saskatchewan, Frances Stang, estime qu’une femme américaine ne devrait pas traverser la frontière pour se faire avorter au Canada.

Nos soins de santé sont financés par l'État et, en tant que contribuable, je ne pense pas que nous devrions subventionner les femmes d'un autre pays qui cherchent à se faire avorter ici au Canada, dit-elle.

Selon elle, la décision de la Cour suprême des États-Unis est un bon début. Frances Stang dit espérer que chaque État américain suivra cette décision.

Réaction de la classe politique de la Saskatchewan

Selon une déclaration du gouvernement de la Saskatchewan, la décision n’a aucun impact juridique sur les droits reproductifs des femmes au Canada.

Le gouvernement soutient que la Saskatchewan continue de respecter la Loi canadienne sur la santé en offrant des avortements qui sont des procédures médicales couvertes par cette loi.

Le Nouveau Parti démocratique de la Saskatchewan déclare de son côté que le gouvernement devrait en faire plus pour faciliter l'accès à l'avortement dans la province.

La députée né0-démocrate Nicole Sarauer indique que ces décisions politiques l'inquiètent non seulement pour elle en tant que femme, mais aussi pour l'avenir.

Nicole Sarauer rappelle que le gouvernement n'a montré aucun intérêt à augmenter l'accès aux cliniques d'avortement en Saskatchewan. En fermant la Saskatchewan Transportation Company (STC), dit-elle, il a plutôt privé la population des communautés rurales et éloignées de leur bouée de sauvetage pour se déplacer et accéder à des services offerts seulement dans les grands centres.

Avec les informations de Sasha Teman et de CBC

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