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De la sensibilisation aux espèces aquatiques envahissantes au Lac-Saint-Jean

Une dame donne des instructions sur une rampe de l'eau.

De la sensibilisation était faite à la marina de Saint-Henri-de-Taillon vendredi.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des biologistes de Pêches et Océans Canada ont sensibilisé les plaisanciers à la propagation d'espèces aquatiques envahissantes, vendredi, à la marina de Saint-Henri-de-Taillon.

Ils seront également à Saint-Gédéon et Roberval samedi et dimanche.

Les plans d'eau du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont pour l'instant épargnés par les diverses espèces aquatiques envahissantes, ces animaux ou micro-organismes qui sont introduits en dehors de leur milieu naturel et qui menacent l'équilibre du nouvel écosystème où ils s’installent.

Mais la région n'est pas à l'abri d'une éventuelle contamination qui aurait de lourdes conséquences.

Ça peut aller affecter souvent des populations de poissons que les gens aiment beaucoup pêcher comme le doré, le brochet ou d'autres choses comme ça. Ça va aller changer le milieu aquatique, ça va rendre la navigation plus difficile, parce que ça fait un tapis très, très dense de plantes ou ça va rendre la baignade très désagréable, a expliqué Andréanne Demers, biologiste principale pour le programme des espèces aquatiques envahissantes de Pêches et Océans Canada.

Laver, vider et sécher les embarcations

La solution la plus efficace pour empêcher toute contamination reste le nettoyage. Concrètement, le message de Pêches et Océans est de laver, vider et sécher.

« Plusieurs espèces vont se coller à l'embarcation, vont s'accrocher à l'hélice, à notre équipement, aux vestes de flottaison. Tout ce qui touche à l'eau, il y a une possibilité qu'il y ait soit des larves, des oeufs, des petits individus ou des bouts de plantes qui s'accrochent à tout ça et donc il faut laver, vider et sécher son embarcation et tout son équipement, quand on change d'un plan d'eau à un autre. »

— Une citation de  Andréanne Demers, biologiste chez Pêches et Océans Canada
Une tente promotionnelle dans un stationnement.

La campagne de Pêches et Océans Canada sur les espèces envahissantes transmet un message très clair.

Photo : Radio-Canada

Pour ce faire, une station de lavage devrait être bientôt installée à la marina de Saint-Henri-de-Taillon.

On travaille là-dessus présentement. On est très sensibilisé à ce fait, donc j’espère que le plus tôt possible on va avoir ça, a mentionné Isabelle Larouche, responsable de la marina de Saint-Henri-de-Taillon.

Plusieurs propriétaires d'embarcations ont déjà adopté cette habitude, alors que d'autres trouvent cette méthode encombrante.

La saison de la plaisance va commencer, alors quand je vais aller sur un autre plan d'eau, avant de revenir sur le lac Saint-Jean surtout, je vais prendre garde à bien laver le bateau, a exprimé un premier citoyen interrogé.

C'est sûr que c'est tannant, de laver tout le temps son bateau. Des affaires de même, ça vient tannant, donc je ne penserais pas [le faire], a rétorqué un autre.

Lorsqu'une espèce envahissante s'introduit dans un plan d'eau, des mesures sont tout de même envisageables, mais leur efficacité est très limitée.

Les espèces envahissantes, par définition, sont envahissantes. Une fois qu'elles sont là, c'est très dur de s'en débarrasser. Souvent, ce qu'on va essayer, c'est juste de gérer, de réduire la population, mais c'est beaucoup plus cher, a conclu Andréanne de Pêches et Océans Canada.

D’après un reportage de Katya D'Amour

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