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La fin d’un programme d’aide aux étudiants sème la consternation

La décision de Fredericton d’éliminer un programme d’aide financière aux étudiants est vivement dénoncée.

Une étudiante assise et penchée sur son ordinateur portable.

La décision de Fredericton d'éliminer un programme d'aide financière aux étudiants a pris tout le monde par surprise.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Emploi et Développement social Canada le confirme : c’est bel et bien le gouvernement provincial qui a pris la décision de mettre fin au programme Connexion AE.

Jeudi, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, laissait entendre que le gouvernement fédéral avait demandé de retirer ce programme.

La nouvelle ébranle de nombreux étudiants

Des milliers d'étudiants du Nouveau-Brunswick ont été surpris lorsqu'ils ont appris que le programme Connexion AE ne serait plus offert, et ce, dès maintenant.

Ce sont 7000 étudiants dans la province qui sont directement affectés par la décision du gouvernement Higgs.

Martin Brideau.

Martin Brideau, étudiant de 2e année en droit à l'Université de Moncton, dit avoir été pris par surprise par l'annonce du gouvernement Higgs.

Photo : Radio-Canada

Martin Brideau, étudiant de 2e année en droit à l'Université de Moncton, n’en revient pas.

J'étais stupéfait, stupéfait qu'on l'annule du jour au lendemain. On n'a donné aucun préavis. On n’a pas dit un an d'avance, on annule le programme, explique-t-il.

« On a tous commencé à travailler, les étudiants, pour accumuler nos heures, accumuler nos semaines pour bénéficier de ce programme. »

— Une citation de  Martin Brideau, étudiant en droit

Pour l'étudiante en sciences infirmières Véronic Thériault, le programme Connexion AE était essentiel pour financer ses études. L'assurance-emploi, c'était comme le coussin de tout ça. Ça me permettait d'être beaucoup moins stressée dans mon année scolaire, de savoir que dans deux semaines, je vais avoir 200 $, je vais être capable de finir mon mois.

Véronic Thériault.

L'étudiante en sciences infirmières, Véronic Thériault, dit que le programme Connexion AE était essentiel pour lui permettre de financer ses études.

Photo : Radio-Canada

Emily Muckler, étudiante en histoire, trouve illogique de ne pas avoir trouvé d'autres options de financement.

Avec déjà l'aide financière de la province, tous les prêts, on est déjà toppé de prêts. La majorité des étudiants que je connais ont déjà des marges de crédit avec plein d'institutions financières. À un moment donné, t'as juste plus d'options, et ta seule option, c'est le chômage.

Emily Muckler.

Emily Muckler, étudiante en histoire à l'Université de Moncton, comptait sur le programme que le gouvernement Higgs vient d'éliminer.

Photo : Radio-Canada

Emily Muckler souhaite voir cet argent investi ailleurs dans de l’aide aux étudiants, ou pour la rémunération de stages, par exemple.

Le gouvernement a agi en catimini

Le ministère de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail, a annoncé la fin du programme très discrètement, jeudi.

Même si cette décision concernait directement des milliers de Néo-Brunswickois, le ministère n’a pas jugé bon d’émettre un communiqué de presse. Il a plutôt transmis l’information à quelques organismes, à l’aide d’une note de service.

Le ministre Holder s'adresse à la presse.

Trevor Holder, le ministre de l'Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Cette note explique que le programme ne correspondait pas aux critères d'admissibilité prévus par le gouvernement fédéral.

Hier, le premier ministre Higgs disait que l’élimination du programme pousserait peut-être plusieurs personnes à se tourner vers l’un des nombreux emplois disponibles dans la province, où un manque de main-d'œuvre se fait ressentir dans à peu près tous les secteurs d’activité.

L’opposition plaide pour un meilleur financement des études

Le député libéral de Victoria-La Vallée, Chuck Chiasson, demande au gouvernement d’offrir un meilleur financement des études postsecondaires au niveau provincial.

Il reproche au premier ministre d’avoir affirmé que l'abandon du programme forcera davantage d'étudiants à travailler à temps partiel.

Chuck Chiasson, député provincial de Victoria-La-Vallée, au Nouveau-Brunswick.

Chuck Chiasson, député provincial de Victoria-La-Vallée, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Il y a une pénurie de main-d'œuvre qualifiée, et pour se qualifier pour ces emplois-là, ça prend une éducation, et ça prend une éducation postsecondaire, soutient Chuck Chiasson.

Une pétition en ligne qui demande le retour du programme a déjà recueilli plus de 13 000 signatures.

Avec les informations d’Océane Doucet

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