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Un Winnipégois écope de trois ans de prison pour traite de personnes

C’est la première enquête du genre au Manitoba qui aboutit à une peine substantielle.

La sergente de la police de Winnipeg, Maria Koniuk, répond aux questions des journalistes au quartier général de la police.

La sergente de la police de Winnipeg, Maria Koniuk, a aidé à mener l'enquête qui a abouti à l'accusation d'un homme de 33 ans, reconnu coupable de traite de personnes.

Photo : Radio-Canada / Jaison Empson

Radio-Canada

Après une enquête policière de deux ans, le Winnipégois Ferosh Tailor, 33 ans, a finalement écopé de trois ans de prison pour avoir reçu des avantages matériels de services sexuels. Selon la police de Winnipeg, il s’agit de l’une des premières longues peines liées au trafic d'êtres humains.

L’enquête a commencé en 2019. Elle s’est concentrée sur une personne qui recrutait des jeunes femmes pour fournir des services sexuels contre rémunération.

L'unité de contre-exploitation du Service de police de Winnipeg a alors identifié deux victimes recrutées par le trafiquant. L’homme avait publié des photos des victimes dans une publicité en ligne pour des services de massage.

Il a été arrêté en avril 2021, après la perquisition de trois immeubles locatifs à Winnipeg.

Ferosh Tailor était initialement accusé d'avoir recruté une personne pour fournir des services sexuels, d'en avoir fait la publicité et d'avoir reçu des avantages matériels de services sexuels, en plus d'un chef d'agression sexuelle.

Le mois dernier, il a été reconnu coupable et condamné pour l'accusation liée aux avantages matériels.

La sergente de la police de Winnipeg, Maria Koniuk, a aidé à mener l'enquête qui a abouti à la mise en accusation du trentenaire. Elle souligne que c’est la première fois qu'une enquête sur la traite des personnes au Manitoba aboutit à une peine substantielle.

Selon elle, il est souvent très difficile d'obtenir une condamnation pour de telles accusations. On compte tellement sur le fait que la victime doit témoigner, a-t-elle déclaré.

Ces affaires sont toujours délicates puisque la police tente de récolter le plus de preuves possible tout en essayant de minimiser le traumatisme des victimes.

Jeudi, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) au Manitoba a annoncé que des accusations de traite de personnes étaient portées contre un Québécois qui avait initialement été arrêté pour conduite erratique au Manitoba.

La police a déclaré qu'il semblait qu'une altercation physique avait eu lieu entre l'homme et sa passagère.

Plus tard, il a été déterminé que la femme était victime de traite des personnes et qu'elle avait été emmenée du Québec vers la Colombie-Britannique, a déclaré la GRC dans un communiqué de presse.

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