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L’attente d’une famille ukrainienne qui espère trouver refuge en Saskatchewan

Deux adultes et deux enfants pose pour une photo.

Oksana Desnytska, son mari, Serhi, son fils Arthur et sa fille Oleksandra ont fui l’Ukraine vers la Pologne lorsque l’aéroport de leur ville, Lutsk, a été bombardé le 24 février.

Photo : Oksana Desnytska

Radio-Canada

Réfugiée en Pologne avec son mari et ses deux enfants, Oksana Desnytska espère faire partie des 230 personnes qui embarqueront à bord d’un vol nolisé par le gouvernement de la Saskatchewan, qui devrait quitter Varsovie au début du mois de juillet à destination de Regina.

La famille a fui la ville de Lutsk le 24 février, quand l'aéroport a été bombardé. Oksana Desnytska a présenté sa demande de voyage d’urgence en mars, en vertu de l'Autorisation de voyage d’urgence Canada-Ukraine. Ils sont maintenant dans l'attente.

Ils ont déjà attendu neuf semaines pour recevoir leurs passeports.

Une famille de Elbow, à environ 140 km au sud de Saskatoon, peut les accueillir. Ils ne savent toutefois pas comment obtenir des sièges sur le vol nolisé.

« Maintenant, nous n’avons plus d'informations sur les vols nolisés. Je ne sais pas à qui je peux demander de l’information. »

— Une citation de  Oksana Desnytska, réfugiée ukrainienne

Selon le ministre de l’Immigration et de la Formation professionnelle, Jeremy Harrison, le départ devrait avoir lieu le 4 juillet, mais cette date pourrait changer.

Dans un courriel, le gouvernement de la Saskatchewan affirme que le processus d’enregistrement et de sélection des vols est mené par Opens Arms en partenariat avec l'ambassade ukrainienne. Opens Arms est une organisation d’aide humanitaire à Varsovie.

« Le processus d’inscription commencera dès que les derniers détails du vol seront confirmés. Cette information sera affichée sur le site web de l’ambassade de l'Ukraine lorsque les inscriptions commenceront. »

— Une citation de  Le gouvernement de la Saskatchewan

Une vie entrepreneuriale laissée derrière

La famille de Oksana Desnytska gérait six magasins de sport et d'accessoires. L'un d'eux se trouvait dans le centre commercial de Kharviv qui a été bombardé. Ils vont fermer deux autres magasins, parce que selon eux, les gens ont d'autres prpoblèmes que l'achat de chaussures de sport, comme la sécurité.

Une petite fille pose au milieu d'un jardin de fleurs.

Oksana Desnytska dit que sa fille Oleksandra ne cesse de lui demander les raisons de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Photo : Oksana Desnytska

Aujourd’hui, aucune des villes d’Ukraine n'est sûre, surtout pour les enfants. Chaque fois que ma fille me demande pourquoi la Russie nous a attaqués, je ne sais vraiment pas quoi dire, explique Oksana Desnytska.

Elle explique que sa famille et elle avaient une belle vie en Ukraine. L’incertitude provoquée par l’invasion russe a tout bouleversé.

Elle croit que leur bonheur se trouve maintenant en Saskatchewan et compte s'établir à Saskatoon après son séjour à Elbow. À Saskatoon, nous voulons travailler et envoyer nos enfants à l’école et à la garderie, explique-t-elle.

Un petit garçon pose pour une photo sur un tron d'arbre.

Oksana Desnytska affirme que le couple veut vivre au Canada pour assurer la sécurité de leurs enfants, Oleksandra et Arthur, qui a eu 3 ans en juin.

Photo : Oksana Desnytska

Selon le gouvernement, des représentants de la Saskatchewan travaillent avec des partenaires à Varsovie pour déterminer les besoins particuliers des personnes évacuées avant leur départ de la Pologne. Cela peut inclure des traducteurs disponibles pour aider les Ukrainiens à remplir les formulaires de douane requis, ou de l’aide pour l’utilisation de l’application ArriveCAN.

Depuis la mise en place de l'Autorisation de voyage d’urgence Canada-Ukraine en mars, le Canada a reçu, en date du 15 juin, 312 548 demandes de réfugiés ukrainiens désireux de venir au Canada. À ce jour, il a approuvé 136 877 demandes.

Avec les information de Pratyush Dayal

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