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Des cours de français offerts aux travailleurs étrangers installés en Gaspésie

Un cours de francisation au CSS des Chic-Chocs.

Les cours de francisation se poursuivront au cours du mois de juillet.

Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares

Alice Proulx

Les travailleurs étrangers qui viennent s'installer en Gaspésie afin d'œuvrer dans l'industrie des pêches pendant la saison estivale ont la chance de recevoir des cours de francisation cette année.

Le Centre de services scolaire (CSS) des Chic-Chocs et le Comité sectoriel de main-d'œuvre des pêches maritimes ont travaillé de concert pour mettre sur pied ce projet pilote de francisation dans la région.

Jusqu'à maintenant, on n’offrait pas vraiment de formation de francisation aux travailleurs saisonniers étant donné qu’ils ne sont que de passage, mais depuis trois ans, ils sont admissibles à ce type de programme, explique l'agente de développement du CSS des Chic-Chocs, Christine Normand.

Christine Normand.

Christine Normand est agente de développement au CSS des Chic-Chocs.

Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares

Le CSS des Chic-Chocs offre des formations d'une durée de 60 heures aux travailleurs.

« C’est vraiment dans l’optique de devenir fonctionnel au travail pour qu’ils comprennent bien les consignes et pour éviter des problèmes liés à la sécurité. »

— Une citation de  Christine Normand, agente de développement, Centre de services scolaire des Chic-Chocs
Le Centre d'éducation des adultes L'Envol.

Les cours ont lieu au Centre d'éducation des adultes L'Envol à Rivière-au-Renard.

Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares

Elle se dit ravie que le secteur des pêches sur le territoire ait à cœur la communication avec ses employés.

Je suis très contente que les entreprises aient vu le besoin de franciser leurs travailleurs. De cette façon, on augmente aussi les chances qu’ils développent un sentiment d’appartenance à la région, à l’entreprise, et qu’ils veuillent revenir d’année en année, affirme Mme Normand.

Jusqu'à maintenant, les groupes sont formés de 10 personnes afin de favoriser l'apprentissage de la langue. Les cours sont davantage axés sur l'oralité plutôt que sur l'écriture puisque les travailleurs communiquent de cette façon avec leurs employeurs.

Le travailleur mexicain Alexis Guzmán Rodriguez apprend le français depuis bientôt deux semaines dans la classe de Marie-Dominique Plourde.

Il dit adorer les cours de français, malgré le grand défi que représente ce nouvel apprentissage pour lui compte tenu de la complexité de la langue. La prononciation est difficile et est très différente, même si quelques mots sont les mêmes, soutient-il.

Alexis Guzmán Rodriguez

Alexis Guzmán Rodriguez est un travailleur mexicain.

Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares

Apprentissages stimulants

Enseignante en francisation au CSS des Chic-Chocs, Marie-Dominique Plourde varie ses techniques d'apprentissage afin que les participants absorbent mieux la matière.

Il peut y avoir une partie théorique et grammaticale, mais ça fait beaucoup d’information à la fois, donc je fais aussi des activités, par exemple des devinettes, indique-t-elle.

« Le concret est très important parce que les élèves voient et manipulent les choses, donc ça s’intègre plus facilement qu’une information sur un papier. J’essaie de rendre ça plaisant. »

— Une citation de  Marie-Dominique Plourde, enseignante en francisation
Marie-Dominique Plourde.

Marie-Dominique Plourde observe déjà la progression des participants.

Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares

Elle tente également d'orienter ses leçons en fonction des tâches ou des questions que pourraient avoir les travailleurs.

Je pars de leur connaissance de l’usine. À partir de ça, je fais des jeux pour que le vocabulaire soit meilleur et je leur enseigne des formules de politesse et de questionnement pour qu’ils puissent travailler le plus aisément ici. Où est-ce que je dois travailler? Qu’est-ce que je dois faire? Quand est-ce que je vais recevoir mon salaire? mentionne Mme Plourde à titre d'exemple.

De son côté, l'enseignante en francisation Viviane Tardif estime que ses élèves ont appris à pas de géant.

J’ai vu une évolution. Il y en avait qui ne parlaient pas un mot au tout début, et à la fin, ils posaient tout le temps des questions. Ils se pratiquaient le soir chez eux et le matin avant de venir en classe, observe-t-elle.

Viviane Tardif.

Viviane Tardif est enseignante en francisation.

Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares

Les cours de francisation se poursuivront jusqu'au mois de juillet.

À la fin des cours, on va faire un bilan avec tous les CSS qui ont travaillé dans l’industrie des pêches en francisation. On va développer une valise de contenu de formation qui va pouvoir être donnée partout dans l’industrie pour les travailleurs saisonniers, avance Christine Normand.

Selon elle, la demande pour des cours de francisation augmentera avec les années puisque de plus en plus de travailleurs étrangers vont pourvoir des postes au Québec en raison du manque de main-d'œuvre.

Avec les informations de Marguerite Morin

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