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Deux ex-politiciens présideront la commission électorale au Nouveau-Brunswick

Camille Thériault, coprésident de la campagne de financement de l'Université de Moncton, en entrevue sur le campus de l'Université de Moncton.

L'ancien premier ministre libéral Camille Thériault a été nommé co-président de la Commission sur la délimitation des circonscriptions électorales du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Gilles Landry

Radio-Canada

Un ancien élu libéral et un ancien élu conservateur dirigeront les travaux pour revoir la carte électorale.

Le premier ministre Blaine Higgs a annoncé les noms des six personnes qui composeront la Commission de délimitation des circonscriptions électorales du Nouveau-Brunswick.

Deux anciens politiciens dirigeront les travaux

Cette commission sera co-présidée par deux anciens politiciens, l’ex-premier ministre libéral Camille Thériault et l’ex-député fédéral conservateur Roger Clinch.

Les autres membres de la commission sont Josée Rioux-Walker, conseillère municipale à Drummond; Krista Ross, directrice générale de la Chambre de commerce de Fredericton; Emily Teed, chef de cabinet de l’associée directrice du bureau régional de Deloitte pour la région de l’Atlantique; et le politologue de l’Université de Moncton, Roger J. Ouellette.

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Roger Ouellette, politologue à l'Université de Moncton, siégera à la Commission de délimitation des circonscriptions électorales du Nouveau-Brunswick.

Photo : Autre banques d'images / Guy Leblanc

Toutes ces nominations entreront en vigueur le 15 juillet prochain.

Le mandat de la commission est de redéfinir les limites des 49 circonscriptions électorales du Nouveau-Brunswick. Cette redéfinition doit être complétée pour les prochaines élections générales dans la province, qui devraient se tenir en 2024.

La SANB se dit satisfaite des nominations

Selon la SANB, les nominations annoncées aujourd’hui par le premier ministre Blaine Higgs sont une bonne nouvelle pour la communauté acadienne. La Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick se réjouit en particulier de la décision du gouvernement de ne pas réduire le nombre de circonscriptions.

Il y a quelques années, le premier ministre Higgs avait jonglé avec l’idée de réduire le nombre de députés à l’Assemblée législative. Mais il y a deux semaines, il a confirmé que ce nombre resterait à 49.

Cédric Alexandre Doucet en entrevue, l'air sérieux, à l'extérieur. L'arrière-plan est couvert des feuilles vertes des arbres.

Cédric Alexandre Doucet, président de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick, souhaite que la commission tienne compte des communautés linguistiques.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Par ailleurs, la SANB aimerait que la commission Thériault-Clinch revoie des changements réalisés par une précédente commission de délimitation des circonscriptions, en 2012.

Selon l’organisme, le redécoupage concernant les collectivités de Néguac et de Memramcook a causé un tort historique aux francophones. Dans ces deux cas, le poids électoral des francophones a diminué.

C’est pourquoi la SANB demande à la commission de tenir compte des communautés linguistiques lors du prochain découpage.

Le facteur de la représentation effective des communautés linguistiques n’est pas un facteur comme les autres. Il constitue un facteur qui doit être obligatoirement pris en compte, étant donné le statut constitutionnel des droits linguistiques ainsi que les obligations qui découlent de la loi, soutient le président de la SANB, Alexandre Cédric Doucet.

Une commission née dans la controverse

Le député du Parti vert, Kevin Arseneau, avait dénoncé la façon dont les nominations à la Commission de délimitation des circonscriptions électorales se sont déroulées.

Selon lui, conservateurs et libéraux n’ont pas respecté le processus en place, qui prévoit que le choix des candidats se fasse exclusivement par le Comité d’administration de l’Assemblée législative, et non par le bureau du premier ministre.

Kevin Arseneau.

Le député vert de Kent-Nord, Kevin Arseneau, dit que les six membres de la Commission sur la délimitation des circonscriptions électorales n'ont pas été choisis à l'unanimité par le Comité d'administration de l'Assemblée législative.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Les verts ont refusé de participer à la façon de faire proposée par le bureau du premier ministre. Les personnes qu’ils ont ensuite proposées au Comité d’administration de l’Assemblée législative n’ont pas été retenues pour faire partie de la commission.

La raison qu'il n'y a pas personne des verts qui a été nommé, c'est parce qu'on a pas voulu jouer le jeu de derrière les portes. On a défendu l'indépendance de ce comité législatif, mais on a été les seuls, et on en a payé le prix, insiste Kevin Arseneau.

Par communiqué, le gouvernement soutient que les six commissaires ont été proposés à l'unanimité par le Comité d'administration de l'Assemblée législative.

Cela est faux, soutient le député Arseneau.

« Le communiqué de presse du gouvernement ment. Il y a un mensonge pour dire que ça a été choisi unanimement. »

— Une citation de  Kevin Arseneau, Parti vert, député de Kent-Nord

J'étais à cette réunion-là, je peux vous le dire, je peux vous le garantir, la décision de tout le processus n'était pas unanime. Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement mentirait sans aucune gêne à ce point-là, déplore-t-il.

Si Kevin Arseneau dénonce la façon dont les commissaires ont été nommés, il ne critique pas les commissaires eux-mêmes. J'ai rien contre les commissaires qui ont été nommés, mais le processus qui a mené à leur nomination, pour moi, pose problème, précise-t-il.

Nous avons demandé des commentaires du gouvernement sur la nomination des commissaires, mais en vain.

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