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Retour au travail, vos pitous et minous sont-ils prêts?

Illustration d'un chien qui regarde son maitre revenir du travail.

Le retour au travail peut apporter de l’angoisse à pitou et minou.

Photo : Radio-Canada / Simon Blais

Comme beaucoup, vous avez peut-être succombé au charme d’un animal à quatre pattes pendant la pandémie, mais alors que le retour au travail s’accélère dans bien des milieux, vous vous demandez comment votre pitou s’en sortira sans vous pendant la journée. Et bien, vous n’êtes pas seul.

Daniel Sterl, spécialiste en comportement canin et éducateur canin, ne manque pas de travail depuis le début de la pandémie.

2020, ça a été une année record, sans que je fasse quoi que ce soit, parce que les gens se sont mis à se procurer des chiens, sans trop réfléchir pour certains… D'autres oui, réfléchissant un peu plus, explique celui qui est en affaires depuis 2019. Pour tous les collègues, c’est pareil.

Néanmoins, le défi qui se pose maintenant est celui du retour au travail en personne. Les animaux laissés à eux-mêmes après deux ans de présence constante de leurs maîtres sont-ils prêts à absorber le choc?

Daniel Sterl est debout dans un jardin.

Daniel Sterl, spécialiste en comportement canin et éducateur canin

Photo : Radio-Canada

« Trop de clients se sont ramassés avec un problème parce que maintenant, le chien faisait de l’anxiété. »

— Une citation de  Daniel Sterl, spécialiste en comportement canin et éducateur canin

Daniel Sterl ajoute qu’il en a vu de toutes les couleurs depuis l’assouplissement des mesures sanitaires.

Ça s’est fait peut-être un petit peu trop rapidement, sans penser à la suite, estime l’éducateur canin. Le problème, c’est que les gens se sont mis à travailler à la maison parce que c’était devenu la norme, mais pour plusieurs, il y a un retour qui se fait. Les gens n’ont pas réfléchi à ça.

Comment aider pitou-minou?

Daniel Sterl décrit carrément comme une mauvaise habitude, celle de ne jamais laisser le chien tout seul.

C’est beau, on est toujours à la maison, alors faisons une petite sortie pour le laisser justement commencer à pratiquer avant qu’on doive le laisser obligatoirement à la maison, ajoute-t-il.

Ils ont été habitués à notre présence au cours de la pandémie. Il se peut que vous constatiez des changements dans leur comportement à l’occasion de votre retour au travail, explique pour sa part Stephen Smith, directeur des communications de la Ottawa humane Society, l’équivalent ottavien de la SPCA québécoise.

Tous les chats à l'extérieur devront désormais être en laisse à Montréal  lorsque le nouveau règlement sur les animaux domestiques entrera en vigueur.

Daniel Sterl décrit carrément comme une mauvaise habitude, celle de ne jamais laisser le chien tout seul.

Photo : iStock

« Vous pourriez les voir anxieux, voire oublier des comportements qu’ils ont appris et détruire des meubles dans la maison. [...] Les animaux pourraient être stressés par ce changement de routine. »

— Une citation de  Stephen Smith, directeur des communications, Ottawa Humane Society

Tous les animaux de compagnie sont différents, précise Stephen Smith. Les gens peuvent tout de suite commencer à faire un plan quant à leur routine de retour au travail. [...] Que ce soit pour les promener, jouer ou les nourrir, vous pouvez commencer à implanter cette routine immédiatement, [...] pendant que vous travaillez à la maison.

Pas toujours facile de trouver de l’aide

Le vétérinaire Robert Michaud met en garde quant aux présuppositions de certains propriétaires d’animaux de compagnies, qui ne seraient pas suffisamment proactifs.

Je ne crois pas qu’ils soient préparés pour faire face à cette nouvelle gamme de problèmes, précise le vétérinaire. La région de l’Outaouais souffre d’une pénurie de vétérinaires depuis le début de la pandémie et il peut être difficile de trouver de l’aide ou des soins en cas de besoin.

Robert Michaud est souriant.

Robert Michaud, vétérinaire

Photo : Avec la gracieuseté de Robert Michaud

« On manque de beaucoup de vétérinaires. On a besoin de beaucoup de techniciennes en santé animale. Il y en a qui ont pris leur retraite, [d’autres] qui ont décidé de se réorienter dans d’autres domaines. »

— Une citation de  Robert Michaud, vétérinaire

Avec la hausse des adoptions d’animaux de compagnie et la pénurie de soignants, les professionnels en santé animale comme le Dr Michaud sont débordés. La patience est donc de mise.

La clientèle est beaucoup plus impatiente. [...] C’est malheureux mais je ne peux pas servir tout le monde en même temps. On manque de services, et si on fait des erreurs, on peut être blâmé par notre organisation professionnelle, avertit le vétérinaire.

Heureusement, pour le moment, il semble y avoir relativement peu de retours d’animaux, selon le directeur général de la SPCA Outaouais, Maxime Daigle.

Par le passé, les gens venaient nous porter les animaux qu’ils voulaient abandonner, alors que maintenant, ils peuvent les replacer par eux-mêmes, indique M. Daigle, en mentionnant par ailleurs qu’il y a très peu de retours de personnes qui n’étaient pas prêtes à adopter.

Avec les informations de Stéphanie Allard

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