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Manque d’ambulances à Lévis : le ministère de la Santé se défend

Une ambulance circule dans une rue.

Deux rapports du Bureau du coroner mettent en lumière la desserte ambulancière déficiente qui sévit à Lévis. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Jérémie Camirand

Moins de trois jours après la publication d’un second rapport dénonçant le manque d’ambulances à Lévis, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) se défend : les services offerts dans la municipalité lévisienne sont adéquats et semblables à ceux ailleurs au Québec. 

Le cas de Monique Labrecque, décédée en 2020 après que l’ambulance venue la secourir eut fait demi-tour devant sa résidence pour répondre à un autre appel jugé plus urgent, a permis à la coroner Geneviève Thériault de mettre en lumière la desserte ambulancière déficiente à Lévis. 

Le Bureau du coroner était arrivé aux mêmes conclusions, quelques semaines après le décès de Mme Labrecque, cette fois en raison d’un rapport analysant la mort de l’ambulancier Hugo St-Onge.

Hugo St-Onge en costume de paramedic

Le décès d'Hugo St-Onge en 2017 avait mis la lumière une première fois sur le manque d'ambulances à Lévis.

Photo : famille d'Hugo St-Onge

Le MSSS ne fait cependant pas la même lecture de la situation. Par courriel, la porte-parole du ministère, Robert Maranda, explique que la situation à Lévis n’est pas bien différente de celle de Trois-Rivières ou Sherbrooke. En fait, selon les données du ministère, le temps que met une ambulance à arriver sur les lieux d’une intervention est semblable dans les trois villes. 

Le MSSS fait l’analyse constante de toutes les demandes des régions du Québec et les demandes sont traitées en fonction des priorités opérationnelles et cliniques, mais aussi de la disponibilité des crédits budgétaires et des ressources humaines, indique le porte-parole du MSSS, Robert Maranda. 

De plus, le ministère dit avoir ajouté 184 heures de services par semaine dans la municipalité, depuis 2018, soit l’équivalent d’un peu plus d’une ambulance à temps plein. Dans le rapport de la coroner Geneviève Thériault, on peut lire que les services préhospitaliers d’urgence et le syndicat des ambulanciers réclament 200 heures de services. 

Un enjeu électoral?

En point de presse, jeudi, le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a dit espérer faire de la situation un enjeu électoral lors des prochaines élections provinciales. 

Nous, il est clair qu’on va en faire un enjeu électoral, donc de la prochaine campagne électorale et qu’on va sortir les dossiers statistiques, les données touchant la desserte qu’on a actuellement, a-t-il précisé. 

Un homme, assis à une table, parle devant un micro.

Le maire de Lévis, Gilles Lehouiller, a rencontré le ministre de la Santé, Christian Dubé, au sujet du manque d'ambulances dans sa municipalité.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Selon M. Lehouillier, le fait que deux rapports indépendants arrivent aux mêmes conclusions est alarmant. 

Écoutez, ça n’a plus de sens. On est avec un nombre d’ambulances, où des villes comparables comme Sherbrooke et Saguenay ont le double d’ambulances que chez nous, le double!, a-t-il affirmé. 

Les recommandations des deux rapports doivent être prises au sérieux, estime-t-il. Le maire a d’ailleurs pris la peine de rencontrer le ministre de la Santé, Christian Dubé, à ce sujet. 

Avec la collaboration de Guylaine Bussiere et de Louise Boisvert

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