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Programme de médecine vétérinaire à l’UQAR : La Pocatière ignorée lors de la sélection

Un vétérinaire se tient près d'un chien.

La Pocatière a été exclue lors de la sélection de l’établissement qui accueillera le programme de médecine vétérinaire (archives).

Photo : iStock

Alice Proulx

La Pocatière ne figure pas dans l'étude d'opportunité, réalisée par le gouvernement du Québec, qui a permis de déterminer à quel endroit le nouveau programme de médecine vétérinaire sera instauré. C'est ce que la Ville a constaté à la suite d'une demande d'accès à l'information.

Le maire de La Pocatière, Vincent Bérubé, se dit outré qu’aucune autre option que Rimouski n’ait été envisagée dans l'étude.

En mai dernier, Québec a confirmé que le programme prendra forme à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) à compter de l'automne 2024, conjointement avec la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal.

« Notre milieu, c’est un milieu agricole depuis plusieurs années. On a des institutions par rapport à ça, donc c’est décevant que personne n’ait levé la main pour dire qu’on était là. »

— Une citation de  Vincent Bérubé, maire de La Pocatière
Vincent Bérubé.

M. Bérubé est étonné par cette révélation (archives).

Photo : Avec l'autorisation de Vincent Bérubé

On avait la crainte justement que La Pocatière ait été écartée de l’étude. On comprend donc que c’était un projet qui était réservé à l’UQAR, ajoute-t-il.

M. Bérubé est par le fait même persuadé que le gouvernement a signé un chèque en blanc à l'UQAR.

La Pocatière, l'endroit de prédilection, selon le maire

Pour offrir cette formation, un nouveau pavillon, dont la construction requerra un investissement de 100 millions de dollars, sera construit à l'UQAR. Ce bâtiment comprendra des salles de classe, un centre de simulation vétérinaire, des laboratoires, une animalerie et des bureaux.

« Je pense qu’avant de dépenser 100 millions, il y a une bonne réflexion à faire. »

— Une citation de  Vincent Bérubé, maire de La Pocatière

Il rappelle que si le programme de médecine vétérinaire avait été établi dans la Ville, il aurait pu tirer profit des infrastructures du Cégep de La Pocatière et du campus de La Pocatière de l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec (ITAQ).

Nous, on a déjà des infrastructures en place, on a aussi des laboratoires. La Pocatière est le pôle rural parfait […]. Je pense qu’on pourrait mettre un frein sur ce projet pour le moment. Qu’on fasse des analyses pour qu’on l’envoie à la bonne place, souligne M. Bérubé.

L'édifice de l'ITAQ à La Pocatière.

Le campus de La Pocatière de l’ITAQ est un centre de formation spécialisé en agroalimentaire qui offre à ses étudiants des équipements et des infrastructures de pointe correspondant à la réalité de leur futur milieu de travail (archives).

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Interrogée sur le dossier, la députée de Côte-du-Sud, Marie-Ève Proulx, estime que même si la formation n'est pas à La Pocatière, la région est tout de même gagnante.

« On a été chanceux de l’avoir pour le Bas-Saint-Laurent. »

— Une citation de  Marie-Ève Proulx, députée de Côte-du-Sud
Marie-Ève Proulx.

Marie-Ève Proulx estime que la région est tout de même gagnante (archives).

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Il y a d’autres universités qui auraient pu se classer pour l’obtenir. Je pense que c’est une bonne nouvelle que le programme soit à l’UQAR. On regardera les opportunités pour La Pocatière dans ce dossier, mentionne-t-elle.

La Pocatière ne baisse pas les bras

Vincent Bérubé demande au gouvernement de réévaluer sa décision et d'aller refaire ses devoirs.

Dans les dernières années, le gouvernement a fait des démarches d’ouverture et d’écoute. […] Ça arrive à tout le monde de faire des erreurs et, dans ce cas-ci, je pense que c’est une erreur. Avouons-le et retournons faire nos devoirs, suggère Vincent Bérubé.

Il assure que la Ville poursuivra ses démarches. Une pétition circulera d'ailleurs pendant la saison estivale. On ne lâchera pas le morceau tout de suite, c'est certain, confirme M. Bérubé.

Avec les informations de Patrick Bergeron

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