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C’est la fin pour le programme Connexion AE, 7000 étudiants touchés

Le campus de Moncton de l'Université de Moncton.

Le programme a été lancé en 2016 et 7000 étudiants en profitaient actuellement.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Radio-Canada

Le programme Connexion AE n’est plus offert parce qu'il ne respectait pas les critères du gouvernement fédéral pour ce qui est de l’assurance-emploi selon le ministère de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail.

Ce programme néo-brunswickois permettait aux étudiants de recevoir des prestations d’assurance-emploi pendant leurs études. On considérait que pendant cette période ils n'étaient pas disponibles pour travailler. Les étudiants universitaires et collégiaux étaient admissibles.

Une pétition a été lancée par une étudiante a déjà recueilli 4800 signatures.

Un programme qui ne respecte pas les normes

Le premier ministre Blaine Higgs estime que ce programme lancé en 2016 n'aurait jamais dû voir le jour, parce qu’il ne respectait pas les normes fédérales. Il dit d’ailleurs que c’est le gouvernement fédéral qui a demandé de retirer ce programme.

Lorsque ça a été adopté, vous allez probablement lire quelque chose sur un taux d’inscription plus élevé. Mais, ensuite si vous vous intéressez au taux d’inscription des quatre ou cinq dernières années, ça n’a pas été le cas , assure le premier ministre.

Blaine Higgs.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs

Photo : Radio-Canada

Il croit que le retrait de ce programme poussera peut-être plusieurs personnes à obtenir l’un des nombreux emplois disponibles .

7000 étudiants touchés

Selon la Fédération des étudiantes et des étudiants du Centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM), 7000 étudiants profitaient de ce programme.

Le président de la FÉÉCUM, Jean-Sébastien Léger, croit que ces étudiants auront quelques options : laisser tomber leurs études ou se trouver un emploi.

Jean-Sébastien Léger assis en entrevue, explique son point de vue.

Jean-Sébastien Léger, président de la Fédération des étudiants et des étudiantes du Centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM) (archives)

Photo : Radio-Canada

Travailler pendant les études qui demande du temps considérable, qui réduit le temps consacré aux études, mais qui aussi a un fardeau important sur la santé mentale des étudiants , souligne-t-il.

M. Léger accuse le gouvernement provincial de ne fournir aucune solution. Il croit qu’investir davantage en éducation pour stabiliser les frais de scolarité ou rémunérer des stages obligatoires qui pour l’instant ne le sont pas pourraient être deux pistes de solution.

Couvrir des besoins de base

Martine Robichaud, qui bénéficiait du programme Connexion AE, entamera sa quatrième année en septembre en travail social à l’Université de Moncton. Mais, si cette mère ne reçoit pas d'aide supplémentaire, elle devra laisser tomber ses études.

Je peux pas mettre ma santé, puis la santé de mon enfant en jeu , dit-elle en précisant que l’argent qu’elle recevait de ce programme servait à couvrir des besoins de base .

Et pourtant, elle a un emploi à temps partiel. Mme Robichaud travaillait même pendant le temps des fêtes et les semaines de relâche.

Martine Robichaud en entrevue.

Martine Robichaud

Photo : Radio-Canada

Elle craint que le retrait de ce programme ne vienne compliquer l’accès à l’éducation postsecondaire et, du même coup, aggraver une pénurie de main-d'œuvre qui touche de nombreux secteurs.

Il y aura pas de nouvelles enseignantes qui vont rentrer sur le marché du travail. Il y aura pas de nouveaux travailleurs sociaux qui vont rentrer sur le marché du travail. Il y aura pas de nouvelles infirmières qui vont rentrer sur le marché du travail, parce qu’ils auront pas les moyens de se financer pour aller étudier. Fait que là, la pénurie va devenir encore plus grande , estime l’étudiante en travail social.

Avec les informations de Sarah Déry

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