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Inflation : il est temps de réduire ses dépenses

Des billets d'argent dans une main et de la monnaie sur la table.

Selon Statistique Canada, un Canadien sur quatre a recours au crédit pour se procurer de la nourriture et des biens essentiels.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Radio-Canada

Avec l’inflation et la hausse du coût de la vie, de plus en plus de personnes ont de la difficulté à joindre les deux bouts. D’ailleurs, Statistique Canada révélait récemment qu’un Canadien sur quatre a recours au crédit pour se procurer de la nourriture et des biens essentiels.

Deux conseillers, l’un en crédit et l’autre en insolvabilité, donnent certains conseils pour faire face à cette situation inédite en près de 40 ans.

Par où commencer?

Saïd Hazgour, conseiller en crédit à Moncton, suggère, en premier lieu, de réviser son budget. Pour la plupart des ménages, une large part des dépenses est vouée au transport, au logement et à la nourriture.

« Si on est dans le surplus, tant mieux, il faut continuer avec le même budget qu’on a. Si on ne l'est pas, il faudra réviser et voir où il faut s’adapter pour s’ajuster et ne pas être en difficulté prochainement. »

— Une citation de  Saïd Hazgour, conseiller en crédit

Dans le deuxième cas de figure, cela pourrait signifier de réduire certaines dépenses non essentielles. C’est là où on peut ajuster un peu notre budget, ce n’est pas sur l’hypothèque ou le loyer parce que ce sont des paiements fixes, il n’y a rien que l’on puisse faire, signale M. Hazgour.

Comment s’y prendre pour réduire ses dépenses?

Si c’est une pratique que vous n’avez pas encore adoptée, préparer une liste avant d’aller à l’épicerie est une bonne idée, suggère Janick Cormier, conseillère en insolvabilité.

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Une bonne planification des repas de la semaine est essentielle pour diminuer les coûts du panier.

Photo : iStock / monkeybusinessimages

Une alternative plus draconienne serait la vente de biens ou d’actifs, comme sa deuxième voiture par exemple. Sinon, une possibilité serait de renégocier les taux d’intérêt, avance Mme Cormier.

Quels pièges éviter à tout prix?

Saïd Hazgour déconseille fermement d’utiliser une marge de crédit si on est dans l’incapacité de la payer à la fin de chaque mois. Ça s’accumule, il y a de l’intérêt, et ce n’est pas de l’intérêt de 5 ou 10 %. C’est 20, 29 % même, met-il en garde.

Lorsqu’on ne peut plus payer nos dettes, on fait le paiement minimum sur nos cartes, sur nos lignes de crédit, c’est le moment qu’on voit qu’on est en détresse, avertit Janick Cormier.

Celle qui travaille en insolvabilité rappelle que plusieurs options existent avant d'en arriver à la faillite, comme une visite chez un syndic en insolvabilité.

Avec les informations de Michèle Brideau

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