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« Un climat de travail malsain », le chef de la police de Mercier suspendu

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Le climat de travail à la police de Mercier serait malsain, selon les informations recueillies par Radio-Canada.

Photo : Radio-Canada

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« Arrogance, régime de terreur, narcissisme », voilà trois qualificatifs qui ont été exprimés par différentes sources du Service de police de la Ville de Mercier pour décrire le climat de travail actuel.

La suspension avec solde du chef, Steeve Boutin, annoncée mercredi par la direction générale de la Ville de Mercier, aurait été accueillie comme un baume par la vingtaine de policiers permanents. Selon des témoignages, le torchon brûlait entre le directeur et plusieurs de ses agents, incluant des employés civils.

L'administration du service de police fonctionnait par la peur et les menaces. Nous étions sous un régime de terreur, a affirmé l'un des policiers de Mercier, sous le couvert de l'anonymat par peur de représailles.

Le climat de travail était toxique. Et ça venait du haut de la pyramide dans la chaîne de commandement, a-t-il ajouté.

La Ville de Mercier affirme avoir agi dès qu'elle a été avisée de la situation qui affectait le climat de travail à son service de police.

J'ai reçu vendredi dernier l'information qu'une plainte concernant M. Boutin avait été formellement déposée à la Ville de Mercier. En début de semaine, lundi, j'ai pu prendre connaissance du contenu. Le lendemain, plusieurs employés du service de police ont tenu à me rencontrer en privé, a confirmé René Chalifoux, directeur général à la Ville de Mercier.

C'est à la suite de cette rencontre que le directeur général a pris la décision de suspendre son directeur de police.

Au terme de la rencontre, c'était évident qu'il s'agissait d'un cas où la Ville devait faire appel à une firme externe pour mener une enquête indépendante. Sans entrer dans les détails pour respecter le processus en cours, on peut parler d'allégations de harcèlement psychologique en milieu de travail, a-t-il ajouté.

Selon nos informations, les plaignants proviendraient de plusieurs secteurs du service de police de Mercier. Il y aurait non seulement des policiers, mais aussi des employés civils et des gens de sources syndicales.

Nous croyons que ces plaignants pourraient envoyer d'autres personnes. Donc, il pourrait y avoir plus de gens rencontrés par la firme externe, a mentionné M. Chalifoux.

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Le directeur de la police de Mercier, Steeve Boutin, est suspendu avec solde après avoir fait l'objet d'allégations sur sa gestion du service de police.

Photo : Coutoisie

Après avoir fait carrière à la police de Trois-Rivières, M. Boutin est arrivé en 2017 à la Ville de Mercier pour bâtir une toute nouvelle organisation après avoir vu Châteauguay rapatrier tout son service de police.

Avec un budget annuel d'environ 3 millions de dollars, la police de Mercier est à ce jour le plus petit corps policier du Québec.

La direction générale de la Ville de Mercier tient à préciser que cette décision administrative n'a aucun impact sur les services de sécurité offerts par la police aux citoyens.

Nous estimons à au moins deux mois la durée de l'enquête. Il faut considérer la saison estivale, où les gens impliqués dans l'enquête ne seront pas disponibles, a conclu le directeur général.

Entre-temps, un haut gradé de l'organisation policière, Sébastien Fournier, prend l'intérim à la direction de la police de Mercier.

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