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Le logement abordable, c’est fini pour une propriétaire de Saint-Quentin

Un sous-sol très sale remplit d'objets indésirables.

Les locataires de Manon Laplante avaient un élevage de lapin sans son accord dans ce sous-sol dont la propreté laisse à désirer.

Photo : Gracieuseté : Manon Laplante

Radio-Canada

Une propriétaire de logements à Saint-Quentin, au Nouveau-Brunswick, est tellement dégoutée de son expérience de location à prix modique qu’elle a décidé de se retirer et vendre sa propriété.

Manon Laplante possède une petite maison dans le rang 14. Après plus de deux ans de problèmes avec ses locataires, elle a enfin réussi à reprendre le contrôle de sa propriété, tout récemment.

Elle l'a retrouvée dans un pitoyable état.

Manon Laplante, devant une rue de campagne.

Manon Laplante, propriétaire d'un logement locatif à Saint-Quentin, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

On s’est rendu compte à un moment donné qu’il y avait presque un zoo autour de la maison, lance-t-elle.

« On ne nous a pas demandé, puis, à un moment donné, il y avait comme 4 à 5 chevaux. Il y avait un veau. Il y avait une chèvre. On a su par après qu’ils faisaient l’élevage de lapins au sous-sol. »

— Une citation de  Manon Laplante

En plus d'y avoir improvisé une ferme, ses locataires ont brisé et sali de nombreuses parties de sa maison.

Elle doit maintenant presque tout rebâtir la propriété, à ses propres frais.

Peu de recours

Il n’a pas été simple de se débarrasser de ces locataires indésirables, qui profitaient pourtant d’un tarif plutôt abordable.

Bien que la maison n’était ni chauffée ni éclairée, elle ne leur coûtait que 500 $ par mois.

Le loyer n’était jamais payé au début du mois, dit pourtant Manon Laplante. Il fallait toujours courir après eux autres.

Un terrain extérieur plein de foin avec des tas de fumier sur le sol.

Le terrain de Manon Laplante a pris des allures de ferme, bien malgré elle. Ses anciens locataires qui ont quitté les lieux n’ont pas nettoyé les nombreux tas de fumiers qui encombrent le sol.

Photo : Gracieuseté : Manon Laplante

Comme propriétaire, Manon Laplante découvre qu’elle a peu de recours pour être dédommagée pour les réparations et le nettoyage, qui avoisinent déjà les 8000 dollars.

Elle a consulté un avocat afin de savoir quelles sont les marches à suivre, dans ce type de situation malencontreuse.

C’est toujours la même chose qui revient ; on peut amener les locataires à la petite créance, déplore-t-elle.

Une démarche bien mince selon Manon Laplante, pour des locataires qui ne payent pas le loyer.

Plus jamais, dit-elle

Manon Laplante sait que la demande pour du logement locatif est très grande dans la région de Saint-Quentin, notamment en raison de la venue d’immigrants.

Ça ne la fera néanmoins pas changer d’idée la propriétaire, bien amère de son expérience.

C’est fini […] Nous, on a terminé avec la location clame-t-elle. C’est dommage, parce que je sais que ce n’est pas la majorité des gens qui sont comme ça, puis que ça va être les gens de la classe moyenne qui vont payer pour ça.

Un miroir et un plancher sale. Un bol sale est également par terre.
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

En plus d’être brisé à plusieurs endroits, l’intérieur de la maison de Manon Laplante n’a pas été nettoyé par les locataires, lorsqu’ils ont quitté les lieux.

Photo : Gracieuseté : Manon Laplante

Pour Manon Laplante, c’est maintenant l’heure du grand nettoyage autour de sa petite maison.

On va payer, on va réparer, on va [la] mettre à vendre, mais, c’est ça pour nous, conclut-elle.

D’après le reportage de Serge Bouchard

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