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ITUM lance une évaluation de la population de saumon de la Moisie

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La communauté craint un déclin du saumon. (archives)

Photo : Radio-Canada / Luc Paradis

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Innu Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam (ITUM) entreprendra cet été, avec d’autres partenaires, un projet d’estimation de la population de saumons de la rivière Moisie.

Pour ce faire, le conseil de bande s’associe au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) et à l’entreprise Minerai de fer Québec.

Selon André Michel, le directeur intérimaire du bureau de la protection des droits et du territoire d’ITUM, une telle estimation de la population de saumon de la Moisie n’a pas été effectuée depuis 1994.

Dans nos dernières négociations avec le gouvernement, on avait demandé qu’ils fassent un inventaire auquel ITUM participerait activement, relate le biologiste de formation.

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André Michel est directeur intérimaire du bureau de la protection des droits et du territoire d’ITUM

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Une barrière de capture doit être installée au courant de la saison au mile 24 de la rivière Moisie. Les saumons capturés seront munis de transpondeurs passifs. Plus haut sur la rivière, des barrières de comptage permettront d'avoir un meilleur portrait de la montaison des saumons.

Les saumons qui vont être marqués vont être recapturés cette année on l’espère. L’estimation de la population fonctionne avec des techniques statistiques d’après la probabilité de capturer un saumon qui a été marqué. On est ainsi capable d’évaluer la taille de la population avec une certaine incertitude, indique André Michel.

Dans les pourvoiries, les guides seront aussi munis de détecteurs pour savoir si les poissons pêchés ont été capturés auparavant.

Une partie de la nageoire adipeuse de certains saumons sera aussi prélevée pour analyser les différences génétiques entre différentes sous-populations de saumons de la rivière Moisie et de ses tributaires.

Le projet doit s’échelonner sur au moins trois ans. Cette technique-là ça prend quelques années avant d’avoir une bonne estimation, explique André Michel.

Prendre en main la recherche

Le directeur intérimaire du bureau de la protection des droits et du territoire d’ITUM ajoute que l’implication de la communauté dans le processus scientifique est importante pour assurer l’adhésion de la population aux mesures de protection du saumon.

« Impliquer les Autochtones, ça fait en sorte qu’ils vont croire aux résultats. Là, on va le constater si le saumon est vraiment en déclin et on va pouvoir prendre des décisions par rapport à ça. »

— Une citation de  André Michel, directeur intérimaire du bureau de la protection des droits et du territoire d’ITUM

Par le passé, le ministère faisait ses propres inventaires, ITUM n’avait rien à dire. Maintenant, ITUM est vraiment impliqué et on est pas juste observateurs, souligne André Michel.

D’ailleurs c’est en partie les observations des membres de la communauté qui justifient cette étude.

Depuis quelques années, on a remarqué dans notre pêche d’alimentation, et au niveau des pêcheurs à la ligne, que de manière qualitative le saumon était en déclin, qu’on n’avait pas le même succès de pêche, relate M. Michel.

Cette année les prises de saumons semblent prometteuses dans le bas de la rivière Moisie. M. Michel a donc bon espoir que plusieurs saumons pourront être capturés cet été et munis de transpondeurs.

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