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Les ingénieurs du gouvernement du Québec manifestent à Rouyn-Noranda

Des personnes tiennent des pancartes dans la rue.

Les ingénieurs du gouvernement du Québec ont déclenché mardi une troisième grève générale illimitée.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Les 1800 ingénieurs à l'emploi du gouvernement du Québec ont déclenché une grève générale illimitée dans la nuit de lundi à mardi. Il s'agit de leur troisième débrayage depuis le début de l'année.

La rémunération de ces professionnels en fonction de leur classification est actuellement au cœur des négociations.

Le gouvernement veut créer une catégorie supérieure d'ingénieurs qui obtiendraient un salaire bonifié, pour reconnaître leur expérience ou l'ampleur de leurs responsabilités.

À Rouyn-Noranda, une douzaine d'ingénieurs ont manifesté dans les rues du centre-ville mardi afin de revendiquer de meilleures conditions.

Un homme porte un dossard orange dans la rue.

Mathieu Roussy, ingénieur à la direction régionale de l'Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Parmi eux, Mathieu Roussy, ingénieur à la direction régionale de l'Abitibi-Témiscamingue.

« On veut un rattrapage salarial majoritairement parce qu’on a de la misère à engager. De façon générale, tous les professionnels du gouvernement sont en retard sur le marché », signale-t-il.

« Nous, on est 20 % plus en retard que les autres professionnels. On demande au gouvernement: ''Vous voulez être équitables, ramenez-nous au même retard que tous les autres professionnels de la fonction publique''. »

— Une citation de  Mathieu Roussy, ingénieur à la direction régionale de l'Abitibi-Témiscamingue

Des projets abandonnés, faute d'ingénieurs

Selon M. Roussy, les conditions de travail actuelles ne permettent pas d'attirer un assez grand nombre d'ingénieurs au gouvernement, ce qui fait en sorte que des projets doivent être abandonnés.

On n’est pas capables de mener au bout tous les projets qu’on voudrait. D’année en année, on laisse de l’argent sur la table parce qu’on n’est pas capables de préparer ces projets-là. Il nous manque énormément d’ingénieurs et ça devient extrêmement difficile, surtout en Abitibi. Avec la pénurie de main-d'œuvre, ça vient nous toucher vraiment de façon importante, fait-il remarquer.

Des ingénieurs manifestent avec des pancartes dans une rue.

Des ingénieurs du gouvernement du Québec ont manifesté mardi à Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Mathieu Roussy ajoute que les services offerts à la population souffrent du manque d’attractivité pour les postes d’ingénieurs au gouvernement.

L’état des routes, on n’est pas capables de rattraper le retard de dégradation sur nos routes. La saison est déjà très courte et si on saute une saison de travaux, ça va nous prendre plusieurs années à rattraper. Étant donné qu’on manque de main-d'œuvre, pas juste au gouvernement, mais aussi les entrepreneurs, on ne peut pas décider l’année d’après d’en faire deux fois plus, on n’a pas la capacité de réalisation, affirme-t-il.

En incluant celle de mardi, les ingénieurs ont observé 26 journées de grève non consécutives depuis le 22 avril.

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