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Partielles : l’élection d'un francophone chez les conservateurs bien accueillie

Réjean Savoie près de Blaine Higgs.

Le conservateur Réjean Savoie a remporté l'élection partielle dans Baie-de-Miramichi-Neguac.

Photo : CBC

Radio-Canada

Le vote en faveur de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick a chuté lors des élections partielles de lundi.

Le Parti progressiste conservateur du Nouveau-Brunswick l’a emporté haut la main dans les deux élections partielles, non seulement en gardant la circonscription de Miramichi-Sud-Ouest-Baie-du-Vin, mais en remportant la circonscription libérale de Baie-de-Miramichi-Neguac.

Un gain important pour les conservateurs

La circonscription Baie-de-Miramichi-Neguac est libérale depuis des décennies, a part de rares exceptions. Les conservateurs ne l’ont remportée que trois fois depuis 1974.

Non seulement les conservateurs ont obtenu un siège supplémentaire, ils sont aussi parvenus à faire entrer un deuxième francophone dans leurs rangs.

Plan rapproché du visage de Blaine Higgs.

Blaine Higgs, premier ministre du Nouveau-Brunswick, dont la popularité est en chute, se réjouit de la victoire, lors des élections partielles.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Le premier ministre Blaine Higgs s’en réjouit. Nous voulons voir des opinions de partout dans la province faire partie de notre gouvernement [...] et avoir cette diversité et ces opinions dans notre système est ce dont nous avons besoin pour prendre les bonnes décisions à l'avenir, c'est donc une excellente nouvelle.

Cette victoire survient, paradoxalement, au moment où les sondages indiquent que la cote de popularité du premier ministre est faible, et en décroissance. Elle était à 38 % en octobre 2021, selon Angus Reid, et à 34 % en janvier dernier.

La SANB se réjouit de voir un nouveau francophone conservateur

L’élection de Réjean Savoie, qui avait été député conservateur sous Bernard Lord de 1999 à 2003, est bien accueillie par le président de la SANB, Alexandre Cédric Doucet.

C’est quand même très positif de voir qu’il y a un nouvel Acadien qui fait son arrivée à l’intérieur du caucus des progressistes conservateurs, au sein du gouvernement. On aimerait que cette personne-là fasse son entrée le plus tôt possible à l’intérieur du cabinet ministériel, puisque c’est quand même le seul représentant du Nord de la province, dit-il.

Alexandre Cédric Doucet, président de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick, à Moncton.

Alexandre Cédric Doucet, président de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB), se réjouit de voir qu'un deuxième francophone se joindra au caucus conservateur.

Photo : Radio-Canada / Michèle Brideau

Malgré tout, Alexandre Cédric Doucet est étonné de la victoire des conservateurs, compte tenu de la popularité en baisse du premier ministre.

Blaine Higgs est le premier ministre avec le plus haut taux de désapprobation, dans l’ensemble des premiers ministres du Canada, et c’est même pas assez pour que les gens se rendent aux urnes pour démontrer leur insatisfaction, s’étonne-t-il.

La popularité de l’Alliance diminue

Lors des élections générales de 2020, le candidat de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick était arrivé bon deuxième dans Miramichi-Sud-Ouest-Baie-du-Vin, derrière le député conservateur Jake Stewart.

Ce vent d’enthousiasme pour l’Alliance semble s’essouffler depuis le passage de son fondateur et chef, Kris Austin, chez les conservateurs. Le candidat dans Miramichi-Sud-Ouest-Baie-du-Vin, Larry Lynch, a dû se contenter de 363 voix, loin des 2268 voix que le parti avait obtenu en 2020.

Dans Baie-de-Miramichi-Neguac, c’est le même scénario. Le parti se retrouve avec 172 voix seulement, en quatrième position, alors qu’il était en troisième position en 2020, avec 898 voix.

Rick DeSaulniers en bordure du fleuve, avec l'Assemblée législative au loin.

Rick DeSaulniers, le chef de l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, estimait que les élections partielles indiqueraient si le départ de Kris Austin avait nuit à la popularité du parti.

Photo : Radio-Canada / Mikael Mayer

Avant les élections, le 31 mai dernier, le tout nouveau chef de l’Alliance, l’ex-député Rick DeSaulniers, disait que ces élections partielles seraient une sorte de test pour le parti. Je pense que cela pourrait être une bonne mesure d'où nous en sommes, pour voir quel genre de coup nous avons pris, si nous en avons pris un, disait-il.

Maintenant que les résultats indiquent l’ampleur de la défaite du parti, le président de l’Alliance, Rudy Walters, adopte un autre discours. Cette élection partielle n'a jamais été un test de notre longévité, avance-t-il.

Il attribue la défaite du parti aux difficultés qui sont survenues après le départ de Kris Austin. Les résultats ont été décevants, mais je pense quelque peu attendus étant donné la précipitation avec laquelle nous nous préparions en tant que parti, nous n'avions pas de fonds disponibles à temps pour cette élection partielle et notre objectif principal était d'enregistrer le parti, avance-t-il.

Il se dit toujours confiant de faire des gains lors des prochaines élections générales, en 2024.

Libéraux et verts blâment un faible taux de participation

Autour de 43 % des électeurs seulement se sont prévalus de leur droit de vote dans les circonscriptions de Miramichi-Sud-Ouest-Baie-du-Vin et de Baie-de-Miramichi-Neguac.

Cela peut avoir eu un impact sur les résultats, estiment Roger Melanson, le chef intérimaire du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, et David Coon, le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick.

C’est un peu surprenant, sincèrement, je peux vous avouer que nous avions deux candidatures exceptionnelles, deux personnes avec un parcours communautaire et professionnel impressionnants, souligne Roger Melanson.

Il laisse entendre que tous les électeurs libéraux ne se sont pas présentés aux bureaux de vote, lundi. C’est important de continuer à sensibiliser les gens que c’est important de participer dans le processus démocratique, et c’est important d’exprimer son droit de vote, dit-il.

Roger Melanson devant une salle remplie de gens.

Roger Melanson, chef intérimaire du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, déplore le faible taux de participation aux élections partielles.

Photo : Radio-Canada

Mais Roger Melanson ne s’inquiète pas outre mesure pour les élections générales de 2024. Une journée en politique c’est beaucoup de temps, deux ans, c’est énorme. Il y a beaucoup de choses qui peuvent arriver, on est dans une pleine course à la direction du Parti libéral, qui énergise les gens.

David Coon croit, lui aussi, que les résultats seront différents lors des élections générales de 2024. Il estime que le parti avait de bons candidats, mais respecte le choix des électeurs.

Les résultats, pas importe, pas d’effet à l’Assemblée législative, c’est clair, les électeurs ont voté pour le statu quo [...], c’est juste la même chose, comme la semaine passée, avec une majorité conservateur, souligne-t-il.

Avec les informations d'Alix Villeneuve.

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