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Une œuvre végétale pour les moutons des Jardins de Métis

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Les agneaux des Jardins de Métis profitent d'une courtepointe végétale conçue par les élèves de l'école des Cheminots de l'Envol à Métis.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Perrine Bullant

Les élèves de l'école des Cheminots de l'Envol, à Métis-sur-Mer, ont dévoilé mardi une courtepointe géante qu’ils ont réalisée aux Jardins de Métis.

L'œuvre végétale de 100 m2 se trouve dans l'enclos des « moutondeuses », le troupeau de moutons qui entretient la pelouse à l’entrée du site.

Les 26 élèves de la 1ère à la 6e année de l'école des Cheminots de l’Envol qui ont participé au projet étaient impatients de voir si les moutons allaient profiter de leur œuvre. Au menu de la courtepointe, des herbes, des graminées ou encore des trèfles.

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Le directeur des Jardins de Métis, Alexander Reford accompagne les jeunes moutons jusqu'à la courtepointe élaborée par les élèves.

Photo : Radio-Canada / Perrine Bullant

Les enfants étaient massés aux barrières de l'enclos pour suivre la progression hésitante des jeunes bêtes. Les agneaux, âgés de deux semaines, étaient guidés par le directeur des Jardins de Métis, Alexander Reford, qui s'est accroupi près des agneaux, un seau de moulée dans les mains.

« Les moutons n'ont que deux semaines alors ils sont un peu hésitants. »

— Une citation de  Léonie Boudreau, élève de 5e année.

Lors de leurs multiples visites aux Jardins, les élèves de Métis-sur-Mer ont été aiguillés par les horticulteurs du site dans le choix des végétaux à proposer aux moutons. J’ai appris que les moutons ne mangeaient pas de fleurs, lance fièrement Gaspard Pelletier, un élève de 1ère année.

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Le menu de la courtepointe, composé d'herbes et de graminées, a été élaboré par les jeunes avec le soutien des horticulteurs des Jardins.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Aimée-Fay Thériault, élève en 4e année, renchérit sur les avantages de cette expérience inédite. On apprend des choses tout en s’amusant, s'enthousiasme-t-elle.

Un projet multidisciplinaire

Depuis l'automne, les jeunes travaillent à la conception de cette courtepointe géante avec l'aide de leurs enseignants, Valérie Piché et Philippe Cavanagh. Le projet scolaire permet de mobiliser diverses notions chez les élèves.

« On voulait toucher le plus de matières possible dans notre enseignement. »

— Une citation de  Valérie Piché, enseignante à l’école des Cheminots de l’Envol
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Les élèves ont conçu une courtepointe végétale géante de 100 mètres carrés pour les « moutondeuses » des Jardins de Métis.

Photo : Gracieuseté du Centre de services scolaire des Phares

Le but de la courtepointe, c’était de travailler les mathématiques, travailler le trois carré, les figures planes et la géométrie, explique Valérie Piché.

Le projet a permis aussi d'initier les enfants au concept d’art éphémère. C’est aussi un volet qui nous intéressait au niveau des arts, souligne la professeure.

Les sciences en lien avec les végétaux, l’histoire, l’éthique ont également fait partie intégrante du projet.

Les plus grands, on a retourné la terre, détaille Léonie Boudreau, élève de 5e année. Avec les plus jeunes, on a planté des plantes dans certains carrés. Aujourd’hui, c’est le grand jour et on libère les moutons dans l’enclos pour qu’ils aient à manger, se réjouit la jeune fille.

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Depuis 2015, les Jardins de Métis élèvent un troupeau de « moutondeuses », des moutons tondeuses.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

L’expérience est riche d’enseignements pour les jeunes, sur tous les points. Quand les moutons sont rendus plus adultes, poursuit Léonie, on les envoie chez quelqu’un qui les tuent et puis on les emmène dans la ville Estevan puisqu’il y a un restaurant.

Les « Moutondeuses » entretiennent les pelouses près du stationnement, à l'entrée des Jardins de Métis, depuis 2015.

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