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La journaliste Sylvie Aubut prend sa retraite après 35 ans de carrière

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De 1991 à 1994, Sylvie Aubut a été journaliste et correspondante pour l'émission D’un soleil à l’autre pour Radio-Canada en Saskatchewan.

Photo : Sylvie Aubut

La voix de Sylvie Aubut est bien connue dans la région. En plus de ses 30 dernières années pour la Société Radio-Canada dans les stations de Regina, Toronto et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, elle a aussi été à l’emploi des radios privées CHRM de Matane en 1987, CFVM d’Amqui en 1988, et CFLP de Rimouski de 1988 à 1991.

Elle a été tour à tour journaliste télé et radio, responsable des affectations, pupitre et lectrice de nouvelle pour les bulletins radio.

On coupait nos entrevues avec des lames de rasoir dans ce temps-là, il n’y avait rien de numérique. Il fallait aller faire des recherches dans les bibliothèques , se rappelle celle qui a touché à tous les postes de la station de Matane.

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En 1995, Sylvie Aubut a reçu un prix de l'Office des communications sociales, pour le reportage L'intégration des autochtones du Nord de la Saskatchewan. En 1993, elle a reçu Prix national du vice-président de Radio-Canada pour le reportage L'agonie d'un village, portant sur le recul de la langue française dans le petit village de St-Front, en Saskatchewan. En 1994, elle a aussi été nommée pour un Prix Judith Jasmin par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.

Photo : Sylvie Aubut

La résidente de la Val-Brillant dans la MRC de La Matapédia a un faible pour la formation des jeunes journalistes. Elle initiait chacun des nouveaux venus à la station de Matane aux rudiments du métier.

Lors du segment d’émission surprise qui lui a été consacré à Au cœur du monde, plusieurs d'entre eux ont témoigné de sa rigueur, de sa douceur et de sa patience lors de ces moments privilégiés.

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Sylvie Aubut est diplômée en communication de l'Université Laval.

Photo : Sylvie Aubut

Ma plus grande paye, c’est de savoir que les jeunes ont aimé la formation, a répondu la nouvelle retraitée après avoir entendu les hommages. J’aime ça me sentir bien au travail et je veux que les autres se sentent bien aussi.

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Le médium préféré de Sylvie Aubut était la radio, mais il lui arrivait d'apparaître à la télévision comme dans cette publicité de Radio-Canada avec l'animateur Paul Massicotte.

Photo : Radio-Canada

Au micro de Radio-Canada, Sylvie Aubut a rapporté de nombreux moments qui ont bouleversé la vie des Gaspésiens et Madelinots.

Mais l'anecdote qui lui vient en tête lorsqu’on lui demande de raconter un moment marquant de sa carrière, c'est une rencontre avec des enfants de Grande-Vallée.

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La municipalité de Grande-Vallée dans le secteur de l'Estran, en Gaspésie (archives)

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Elle avait été affectée à la réouverture d'une usine de l'endroit. Après avoir fait les entrevues d’usage avec les élus et officiels de la région, elle se rend compte qu’il n’y a rien sur son ruban d’enregistrement.

Au lieu de se décourager, elle tente sa chance et frappe la porte de l’école. L’enseignante l’accueille et lui permet d’interroger les élèves qui ont été nombreux à lui exprimer leur bonheur de savoir que maintenant leur papa pouvait dormir à la maison au lieu de partir travailler sur la Côte-Nord.

C’est un des reportages dont elle a été le plus fière parce qu’il avait un angle nouveau et inédit, affirme-t-elle, mais aussi pour le message qu'il évoquait.

Tout d'abord, il reflétait la renaissance de la région qui avait vécu de nombreuses années difficiles. Aussi, l’anecdote démontre qu'il ne faut jamais baisser les bras malgré les obstacles, comment un pépin technique peut-être transformé en opportunité.

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Sylvie Aubut en compagnie de David Vachon et d'Hélène Cantin

Photo : Radio-Canada

Parmi les personnalités qui l’ont marquée, elle évoque l’ancienne mairesse de Sainte-Anne-des-Monts, feue Micheline Pelletier, qu’elle considérait comme exceptionnelle. Mme Pelletier était pour Sylvie Aubut une femme impressionnante qui s’est battue jusqu’à la toute fin pour sa région. Elle s’exprimait de façon efficace et imagée.

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Micheline Pelletier fait partie des personnes qui ont marqué Sylvie.

Photo : Radio-Canada

Sylvie Aubut trouve que les échanges entre les journalistes et le gouvernement sont de plus en plus difficiles. On n’a pas accès à l’appareil gouvernemental comme on l’avait à mes débuts. Avant, on pouvait parler à un sous-ministre facilement pour qu'il nous explique un dossier et maintenant, c’est fermé complètement. Ça prend des demandes d’accès à l’information, ça prend des semaines avant d’obtenir des informations. C’est beaucoup plus difficile.

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La secrétaire de rédaction régionale pour Ici Radio-Canada première, Sylvie Aubut, prend sa retraite après 35 ans de carrière.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Elle quitte les ondes pour prendre sa retraite dans sa région natale, la vallée de la Matapédia.

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