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Variole simienne : des cliniques de vaccination pour les personnes à risque à Ottawa

Une micrographie électronique à coloration négative montre une particule du virus de la variole simienne.

Une micrographie électronique à coloration négative montre une particule du virus de la variole simienne.

Photo : CDC

Radio-Canada

Santé publique Ottawa (SPO) met sur pied des cliniques de vaccination contre la variole simienne et a commencé à offrir des vaccins aux résidents qui présentent « le risque le plus élevé ».

La Dre Vera Etches, médecin chef en santé publique de SPO, a indiqué que la province avait fourni environ 100 doses au cours de la fin de semaine, ce qui était suffisant pour répondre à la demande immédiate.

Cependant, lors de la réunion du conseil de santé de lundi, la Dre Etches a déclaré s'attendre à ce que l'intérêt pour le vaccin augmente à mesure que de plus en plus de gens apprendront qu'il est disponible. C'est là que les cliniques, qui ont également eu lieu à Toronto et à Montréal, interviendront.

En plus de l'accès via notre centre de santé sexuelle, nous prévoyons également des cliniques supplémentaires avec des partenaires qui peuvent mieux entrer en contact avec les communautés à haut risque, a déclaré la Dre Etches.

La santé publique a signalé u premier cas positif de variole simienne à Ottawa, le 10 juin.

Cette personne s'est depuis rétablie et SPO a assuré un suivi au sujet de la vaccination post-exposition auprès des gens ayant eu des contacts étroits avec celle-ci, a assuré la Dre Etches. Le risque pour le grand public reste très faible, a-t-elle ajouté.

Suivant les directives du ministère de la Santé de l'Ontario, SPO a administré le vaccin Imvamune aux personnes qui ont été en contact avec le cas confirmé.

Un résumé de Santé publique Ontario sur la variole simienne indique que le 16 juin, un cas confirmé et deux cas suspects de la maladie infectieuse ont été signalés à Ottawa. Une trentaine de cas confirmés ont été enregistrés à travers la province.

Des pustules profondes et douloureuses

Le virologue Earl Brown explique que la variole simienne s'accompagne d'une caractéristique clé : de grandes lésions qui commencent habituellement sur la tête et les mains et qui peuvent se propager à d'autres parties du corps, ensuite.

Elles sont apparemment très inconfortables et douloureuses, décrit le professeur émérite de l'Université d'Ottawa.

« Ce sont des pustules très profondes, elles sont directement sur votre peau et ce sont de petits volcans, car ils sont pleins de liquide clair. »

— Une citation de  Earl Brown, virologue et professeur émérite de l'Université d'Ottawa

Ces plaies sèchent, puis tombent, chargées de virus, indique M. Brown. C'est l'une des façons permettant au virus de se propager, mais l'infection peut passer par un contact étroit, ainsi que par la peau exposée, les voies respiratoires ou les muqueuses autour des yeux, de la bouche et du nez d'une personne.

Cette maladie rare provient de la même famille de virus que ceux qui causent la variole - que l'Organisation mondiale de la Santé a déclaré éradiquée en 1980 - mais elle est beaucoup plus bénigne, ajoute M. Brown.

Une séance d'information jeudi à Ottawa

Les spécialistes des maladies infectieuses affirment que la communauté LGBTQ, en particulier les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, court un risque accru d'infection à ce virus.

Les travailleurs de la santé ou les travailleurs de laboratoire qui travaillent directement avec des orthopoxvirus pourraient également être à risque.

Le Comité du sida d'Ottawa organisera, jeudi, une séance d'information sur la variole simienne où le Dr Paul MacPherson sera sur place pour répondre aux questions, de 18 h à 20 h.

Cory Wong, responsable des services de soutien du comité, a ajouté qu'il y avait un sentiment d'urgence parmi ceux qui utilisent ces services. Il dit avoir déjà répondu à de nombreuses questions sur la date de disponibilité du vaccin.

C'est très pertinent pour les personnes avec lesquelles nous travaillons, y compris les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les membres de la communauté racialisée et les personnes vivant avec le VIH qui ont un système immunitaire affaibli, a souligné M. Wong, ajoutant que la communauté s'inquiète de la stigmatisation.

Avec les informations de CBC

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