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750 syndiqués du Canadien National en grève

Des hommes qui tiennent des pancartes.

Les grévistes se sont rendus à différents passages ferroviaires de Sudbury et Capréol lundi pour tenter d'obtenir l'appui du public dans ce conflit de travail.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Radio-Canada

La grève est lancée chez les employés du groupe de signalisation et des communications du Canadien National (CN) représentés par le syndicat de la Fraternité internationale des ouvriers en électricité.

Après huit mois de négociations, le syndicat et l’entreprise ferroviaire n’ont toujours pas réussi à s’entendre sur certains points, comme l’augmentation des salaires et l’amélioration des conditions de travail.

Avec l’inflation, on veut s’assurer de pouvoir rester dans la classe moyenne, et de pouvoir offrir de bonnes conditions à la nouvelle génération de travailleurs, explique Chris Nadon, président du local 2052 du syndicat, qui représente 72 travailleurs dispersés de Toronto à Armstrong.

Chris Nadon tient une pancarte et regarde la caméra en souriant.

Chris Nadon est président du local 2052 du syndicat de la Fraternité internationale des ouvriers en électricité.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Lorsqu’ils ne sont pas en grève, ces employés veillent au bon fonctionnement du système de signalisation, comme l’entretien des voies et les signaux. Selon M. Nadon, ils jouent un rôle essentiel pour empêcher les déraillements.

De son côté, le Canadien National (CN) se dit déterminé à trouver une solution, mais qu’entre-temps, les opérations ferroviaires normales se poursuivent en toute sécurité, car l’entreprise a mis en œuvre son plan de maintien des services opérationnels.

Dans un communiqué de presse publié lundi, l’entreprise se dit persuadée que le plan de maintien des services, enclenché après le début de la grève, pourra rester en vigueur aussi longtemps que nécessaire.

Les salaires et l’inflation

Le syndicat a refusé la dernière offre du CN, qui proposait une augmentation salariale de 10 % étalée sur trois ans, et une configuration des horaires de travail qui garantit deux jours de congé consécutifs.

La hausse fulgurante de l’inflation crée des incertitudes, autant pour les employés que pour l’employeur, explique Louis Durand, professeur faculté de gestion de l’Université Laurentienne.

L’offre de CN peut paraître acceptable, mais pour les employés, l’augmentation ne paraît pas suffisante par rapport aux craintes vis-à-vis de l'inflation, explique-t-il.

Du point de vue de CN, il y a beaucoup d’incertitudes à négocier une augmentation sur trois ans, sans savoir jusqu'où l'inflation pourrait se rendre.

Combien de temps durera cette grève?

Pour l’instant, il n’y a pas de nouvelles dates de négociations prévues pour faire avancer le dossier, selon le syndicat de la Fraternité internationale des ouvriers en électricité.

De son côté, le CN espère toujours conclure une entente basée sur leur dernière offre, ou de faire recours à un processus d’arbitrage exécutoire. Pour sa part, le syndicat ne veut pas suivre cette voie.

Des trains du CN.

En 2019, plus de 3000 syndiqués du CN ont lancé une grève qui a duré plus d'une semaine. (Archives).

Photo : Radio-Canada / Pierre Fournier

Selon M. Durand, la haute direction du CN subit de la pression pour régler ce désaccord le plus rapidement possible, afin d’éviter d’ajouter d’autres perturbations à la chaîne d’approvisionnement.

Comme tout employeur, le CN peut utiliser des superviseurs pour assurer une partie des opérations généralement effectuées par les employés en grève, relate M. Durand. De cette façon-là, on n’assure que le minimum requis, et non la totalité des opérations.

Contrairement à ce qu’affirme le CN, M. Durand estime que l’entreprise ferroviaire ne pourra pas maintenir son plan de maintien des opérations indéfiniment, et qu’il y aura énormément de pression sur la haute direction pour trouver une solution avant qu’il y ait un impact sur le transport des marchandises.

Avec les informations de Bienvenu Senga et Kate Rutherford

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