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Archives

Les pow-wow, des fêtes rassembleuses et hautes en couleur

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Une mère aide son garçon à installer son regalia au pow-wow de Wanuskewin en Saskatchewan, le 18 juillet 2013.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Chaque été à travers le pays, les communautés autochtones organisent des pow-wow. Dans ces événements rythmés, la danse, les tambours, les chants et la nourriture traditionnels sont à l’honneur. Nos archives vous proposent une incursion à travers ces cérémonies sacrées.

De tout temps, les Premières Nations se sont regroupées pour échanger et célébrer.

De 1886 à 1951, le gouvernement canadien interdit la pratique de toutes cérémonies traditionnelles autochtones y compris les pow-wow, dans un but d’assimilation.

Cependant, dès les années soixante, les pow-wow font un retour en force dans les différentes communautés autochtones du pays.

Pow-wow est un mot d’origine algonquienne qui signifie : un rassemblement de gens de différentes nations.

Un pow-wow, c’est d’abord et avant tout une fête qui rassemble différentes nations autochtones. Les visiteurs sont également les bienvenus. Il existe deux types de pow-wow, ceux qui comportent des concours de danse, qui sont plus présents dans l’ouest du pays et aux États-Unis, et ceux qui mettent davantage l’accent sur la spiritualité et les cérémonies traditionnelles, que l’on retrouve plus souvent dans l’Est.

Les pow-wow sont pratiqués dans des arénas ou, le plus souvent, en plein air.

Dans la réserve abénaquise d’Odanak à l’est de Sorel, la tradition du pow-wow revit depuis 1960.

À Reflet d’un pays le 28 août 1987, France Nadeau présente son reportage La fête à Odanak.

Reportage de la journaliste France Nadeau « Fête à Odanak », qui propose une incursion dans un pow-wow de la communauté abénaquise d’Odanak près de la rivière Saint-François.

Comme le mentionne la journaliste qui assiste au pow-wow, la cohabitation des Abénakis avec les Blancs n’a pas terni l’attachement à leur culture.

Nicole O’Bomsawin, directrice du musée des Abénaquis, explique que le retour des pow-wow a eu lieu en 1960 pour fêter le tricentenaire de la réserve. Une tradition qui se poursuit depuis.

À cette rencontre, nous comptons des nations autochtones venues de loin, des États-Unis et même de Bolivie.

Les gens présents sont invités à goûter l’esturgeon fumé, une spécialité abénaquise.

« En même temps, ça donne un modèle à nos jeunes. Ils ont le goût de participer avec nous à ces fêtes. Ils voient qu’on a beaucoup de plaisir. Ça leur donne le goût et la fierté de leur identité. »

— Une citation de  Nicole O’Bomsawin

Encore aujourd’hui, on peut déguster au pow-wow d’Odanak le poisson fumé, la bannique et la sagamité. Les gens viennent pour y voir les danseurs et pour y entendre les joueurs de tambour et les chants.

Hommes qui frappent tous sur un grand tambour.

Joueurs de tambour traditionnel au 10e Pow wow annuel de Kanesatake, 9 juillet 2000.

Photo : Radio-Canada

Le 9 juillet 2000, Radio-Canada diffuse en direct le 10e pow-wow annuel de Kanesatake, une émission animée par Dominique Poirier.

Contrairement au pow-wow des Mohawks de la réserve de Kahnawake, le pow-wow de Kanesatake ne comporte pas de compétitions de danse et se déroule uniquement sous le signe de la célébration de la culture autochtone et de la spiritualité.

Dominique Poirier s’entretient avec l’ethnomusicologue Nicole Beaudry sur les origines de l’événement. D’abord, le retour des pow-wow dans les réserves mohawks coïncide avec la réconciliation de 1990 après les événements de la crise d’Oka.

Dominique Poirier mène également une entrevue avec un Cri des plaines de l’Ouest, Kevin Daniel. Il décrit son habit traditionnel que l’on nomme le regalia. Il est composé d’éléments traditionnels de différentes nations qu’on lui a donnés au fil du temps.

Il a fabriqué lui-même son bouclier qui représente les éléments mâle et femelle. Les regalia des danseurs, qui ne sont pas des costumes, sont ornés de clochettes, de perles de verre, de plumes, de griffes et d’os. Ce qui donne un résultat spectaculaire.

L’ethnomusicologue explique qu’il y a des différences stylistiques très marquées d’une nation à l’autre. On retrouve cependant des points communs à la façon de chanter autochtone. Dans les pow-wow, les types de chants, les manières des danseurs de battre le tambour, de bouger et de se vêtir sont beaucoup inspirées des nations des plaines.

À l’émission C’est ça la vie du 15 septembre 2008, la journaliste Karoline Benoit nous présente le danseur Teddy Bison qui se déplace d’un pow-wow à l’autre pour concourir.

Reportage de Karoline Benoit qui suit le danseur Teddy Bison qui se déplace d’un pow-wow à l’autre pour concourir en style « fancy danse ».

En Saskatchewan, des dizaines, voire des centaines de concurrents doivent montrer leurs habiletés au son du tambour.

En 2008, Teddy Bison est âgé de 19 ans, danse depuis qu’il est enfant et a déjà gagné plusieurs prix. Il danse dans le style le plus flamboyant de tous, surnommé le fancy (fantaisie). C’est la tradition de sa famille de descendance sioux.

Son regalia est décoré d’épines de porc-épic. Dans son dos et sur ses bras, des éventails rappellent les boucliers des guerriers.

Teddy Bison a grandi dans la réserve d’Ocean Man en Saskatchewan. Ses parents compétitionnent dans les pow-wow et l’amènent avec eux d’une région à l’autre, tant au Canada qu’aux États-Unis.

« Pour lui, danser est un mode de vie, une façon extraordinaire de sortir de sa coquille et de découvrir le monde. »

— Une citation de  Karoline Benoit

Pendant la compétition, les danseurs sont jugés sur leur capacité à garder le rythme, leur jeu de pied et leur endurance.

L’alcool et la drogue sont interdits sur les lieux de pow-wow. Un style de vie qui plaît au jeune danseur.

Les aînés, très importants dans les communautés autochtones, occupent également une place de choix dans les cérémonies de pow-wow. « Ce sont eux qui prononcent la prière d’ouverture durant la Grande Entrée et la prière de clôture lors du retrait des drapeaux. »

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