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L’augmentation du prix du lait pourrait soulager les producteurs de l’Ouest canadien

Des vaches en train de manger du foin dans une étable.

Au début du mois de juin, les producteurs laitiers du Canada ont demandé une augmentation des prix qui entrerait en vigueur le 1er septembre, pour des circonstances exceptionnelles.

Photo : Radio-Canada / Cory Herperger

La Commission canadienne du lait doit annoncer mardi sa décision d’augmenter ou non le prix des produits laitiers. Une décision très attendue par les producteurs de lait dans l’Ouest canadien, qui ont fait face à la sécheresse, aux inondations et à l'inflation.

Au début du mois de juin, les producteurs laitiers du Canada ont demandé une augmentation des prix qui entrerait en vigueur le 1er septembre, pour des circonstances exceptionnelles.

Les coûts ont beaucoup augmenté ces dernières années avec la chaîne d’approvisionnement. Les changements climatiques nous touchent aussi. Les sécheresses durant l’année et les inondations, ce sont des choses qui touchent beaucoup les producteurs laitiers, explique le président des Producteurs laitiers du Canada, Pierre Lampron.

Selon lui, près de 90 % de la nourriture destinée aux animaux est produite à la ferme. Les changements climatiques poussent les producteurs à les acheter ailleurs.

Selon Pierre Lampron, les coûts de production sont calculés pour l’année précédente. Quand il y a des inflations régulières, les éleveurs peuvent suivre le rythme. Toutefois, il devient difficile de faire face à des augmentations sur une période d’un an.

« Le prix des céréales a augmenté de 14 %, et c’est ce que mangent nos vaches aussi. »

— Une citation de  Pierre Lampron, président des Producteurs laitiers du Canada

C’est préférable d’avoir une augmentation tout de suite qu’une crise plus tard, au mois de février, lorsqu’il sera trop tard, dit-il.

La Commission canadienne du lait couvre 80 % du litre de lait produit au Canada. La formule est bonne, mais l’inflation complique la situation pour les producteurs.

En tenant compte de la liquidité dans les fermes et des taux d’intérêt qui augmentent, les agriculteurs ont également besoin d’une augmentation pour payer leurs comptes. Il est toutefois primordial de trouver un juste équilibre dans l’augmentation des prix, selon Pierre Lampron.

« Il faut que le consommateur soit capable de l'acheter. Il faut que les producteurs soient capables d'en vivre. »

— Une citation de  Pierre Lampron, président des Producteurs laitiers du Canada

L’explosion du prix de l’engrais en raison de la guerre en Ukraine touche aussi les producteurs laitiers.

Notamment, le prix de l'engrais qui a explosé. La pénurie de main-d'œuvre affecte aussi nos chaînes d’approvisionnement à la ferme, mais aussi pour les pièces et les machineries, précise Pierre Lampron.

Le prix du lait à la production avait déjà grimpé de 6 cents le litre, soit environ 8,4 %, le 1er février 2022. La Commission canadienne du lait n'augmente généralement le prix qu'une fois par an. La dernière fois que ce prix a été augmenté deux fois dans la même année, c'était en 2018.

Selon le vice-président et économiste en chef à Financement agricole Canada Jean-Philippe Gervais, cette augmentation pourrait uniquement toucher le prix du lait qui sort de la ferme.

Si on parle d’autres produits, comme le yogourt et le fromage, on ne verra pas une augmentation aussi importante en termes de pourcentage. Ce qui est important, c’est l'augmentation en dollars à la ferme, explique-t-il.

Cependant, les transformateurs font face aussi à des augmentations et à des problèmes de pénurie de la main-d'œuvre. Pierre Lampron croient qu'ils vont probablement devoir augmenter leurs coûts.

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