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Grande-Rivière maintenant propriétaire de 18 terrains de son parc industriel

La Municipalité avait de grands projets pour son parc industriel, mais n'en était pas totalement propriétaire jusqu'à aujourd'hui.

L'église et le quai de Grande-Rivière en Gaspésie.

La Ville de Grande-Rivière obtient 18 lots de son parc industriel, cédés par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Attendue depuis 1986, la municipalisation de 18 terrains du parc industriel de Grande-Rivière est maintenant chose faite. Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, André Lamontagne, était à Grande-Rivière, lundi matin, pour l'annoncer.

Le MAPAQ cède donc ces terrains et Québec versera aussi un montant pouvant aller jusqu’à 4,7 millions de dollars pour la mise à niveau des installations.

Cette cession est un premier pas vers la réalisation de plusieurs projets de Grande-Rivière, dont l’agrandissement du parc d’hivernage de bateaux et la création d’une Zone d'innovation de l'économie bleue axée sur les pêches et la valorisation des produits marins.

Depuis 1986, la Municipalité demandait au MAPAQ de lui transférer la propriété de ces terrains pour qu’elle puisse assurer le développement de son parc industriel.

Pour le ministre Lamontagne, c’est une grande fierté qu’on puisse passer à autre chose. Ça traînait depuis des années, admet-il. Beaucoup de monde y a participé. Notre objectif est de faire en sorte que la Municipalité ait les outils pour accompagner son développement économique.

Le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, André Lamontagne.

Le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, André Lamontagne, était heureux d'annoncer la session des terrains devant les intervenants de Grande-Rivière.

Photo : Radio-Canada / Bruno Lelièvre

Le protocole d’entente avec le MAPAQ sur une possible cession des terrains avait été signé en 2006.

Un début, selon le maire Gino Cyr

Le maire de Grande-Rivière, Gino Cyr, se dit soulagé de voir l'aboutissement de ce dossier. C’était un de mes engagements, rappelle-t-il. Des entreprises qui ont des projets d’agrandissement et d'investissement vont pouvoir aller de l'avant.

Le maire se réjouit aussi du fait que Québec finance la mise à niveau des infrastructures.

Pour devenir acquéreur, mentionne-t-il, c’était stipulé dans notre protocole que ce serait financé par les fonds publics. En plus, on a voulu s’assurer de la conformité, parce que c’était un peu l’engagement du MAPAQ dans ce processus-là.

Toutefois, le maire considère cette acquisition comme un début. Il ne quitte pas des yeux son projet de mise à niveau du parc d’hivernage à bateaux. J’ai fait la démonstration au niveau administratif que ce dossier-là ne peut pas avancer, rappelle-t-il. Il n’y a pas de programme régulier, ni au fédéral ni au provincial. Donc là, c’est dans les mains des politiques.

Gino Cyr continue d’espérer. Il entrevoit certaines possibilités, entre autres si sa demande que Grande-Rivière devienne zone de l’économie bleue sera acceptée. C’est ma porte de sortie, parce que le parc d'hivernage fait partie des cinq enjeux démontrés dans la demande. Dans les zones d'innovation, pour les projets porteurs, il y a moyen d’aller chercher du financement pour certains projets, explique-t-il.

Il espère aussi qu’un renouvellement éventuel du Fonds des pêches puisse comporter de nouvelles priorités pour la région, dont celle de la mise à niveau du parc d’hivernage.

Un bateau accosté au quai de Grande-Rivière.

Cette cession ouvre la voie à plusieurs projets de développement du parc industriel de Grande-Rivière (photo d'archives).

Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares

Troisième port de pêche au Québec

Le parc comprend une aire d’hivernage pour les bateaux de pêche, deux usines de transformation de produits marins ainsi que des entreprises.

Ses installations touchent près de 330 pêcheurs, aides-pêcheurs et autres travailleurs en usine qui y débarquent majoritairement du crabe et du homard. Deux établissements importants, l'École des pêches et d’aquaculture ainsi que le Carrefour de l'innovation halieutique sont situés à proximité.

Le parc industriel de Grande-Rivière est le troisième port de pêche au Québec en importance de la valeur et du volume des débarquements.

Québec a aussi annoncé qu’il allait verser 2,6 millions de dollars pour financer sept projets dans les usines de transformation de la péninsule.

C’est l’usine d’Unipêche M.D.M. de Paspébiac qui reçoit la part du lion, avec 1 million de dollars pour moderniser ses équipements.

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