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Autotests du GHB : l’Ordre des chimistes invite à la prudence

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Un homme dépose une pilule de GHB dans un cocktail.

Photo : iStock

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Alors que la réouverture des bars coïncide avec une recrudescence des intoxications au GHB, l'Ordre des chimistes du Québec invite les personnes potentiellement droguées à la prudence dans l'utilisation des autotests.

On veut être certains que ce qui sort comme résultat soit fiable, a souligné le président de l'Ordre, Michel Alsayegh en entrevue à l'émission Première heure, lundi. On dit de faire attention parce que les risques des autoadministrations des tests apportent plusieurs variables.

Outre le GHB, des drogues comme la kétamine et l'ecstasy peuvent aussi se retrouver dans un verre, prévient le président.

Si c'est un faux positif [...], le pire des cas, c'est que vous avez, peut-être, une soirée écourtée. Au moins, il n'y a pas de risque. Où ça nous interpelle, c'est dans le cas des faux négatifs, où le test dit : vous n'avez pas de GHB, prévient le chimiste.

Une mauvaise utilisation des tests peut donner un faux sentiment de sécurité. L'ordre prend exemple sur certaines initiatives de propriétaires de bars, dont celle d'offrir des tests disponibles à partir d'un sous-verre.

L'effort est louable, croit l'Ordre. Toutefois, si le test est négatif, ça ne veut pas dire que la personne n'a pas été droguée. Le mot de prévention c'est vraiment: il faut se fier à nous-même. Si jamais c'est un test qui dit non, mais que dans le fond, c'est le fameux test qui n'a pas bien été fait, prévient Michel Alsayegh.

Aucun test 100% fiable

Selon l'Ordre, les autotests entièrement fiables n'existent pas. La température dans laquelle évolue le test peut déjà avoir une influence sur la qualité du résultat. La quantité d'échantillon utilisée, le type d'alcool peut aussi avoir des conséquences.

C'est bien d'avoir un outil, mais le faux sentiment de se dire : je suis correct, c'est votre jugement qui est la meilleure piste de solution, réitère le chimiste.

Il conseille de bien contrôler son environnement, dont la surveillance constante de notre verre et l'apparition d'un état précoce d'intoxication.

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