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Foire Écosphère de Gatineau : réduire son empreinte un geste à la fois

Des gens visitent un kiosque.

Gatineau a accueilli au cours du week-end la Foire Écosphère qui réunissait un panel d’acteurs impliqués dans la lutte aux changements climatiques.

Photo : Radio-Canada / Felix Desroches

Radio-Canada

Gatineau a accueilli au cours du week-end la Foire Écosphère qui réunissait un panel d’acteurs impliqués dans la lutte aux changements climatiques. À l’ordre du jour : une foule d’idées et d'alternatives écologiques pour une transition vers un mode de vie plus écoresponsable.

Les petits gestes, ceux qu’on nous rappelle de faire au quotidien pour participer à la lutte aux changements climatiques, sont au cœur de la campagne Réduire notre empreinte, de l’organisme Vivre en ville, un ambassadeur présent à la Foire Écosphère de Gatineau.

Une femme accorde une entrevue à la caméra.

Catherine Craig-St-Louis, urbaniste chez Vivre une ville.

Photo : Radio-Canada / Felix Desroches

Vivre en ville c’est très collectif. On vise vraiment beaucoup les choix structurants, mais on sait qu’il y a une bonne partie de tous les choix individuels qui viennent aussi mousser tous les choix collectifs qu’on fait, souligne Catherine Craig-St-Louis, urbaniste chez Vivre une ville, un organisme sans but lucratif, qui milite pour des collectivités viables au Québec.

À Gatineau, par exemple, les maisons sont encore nombreuses à être chauffées au mazout, alors qu’il existe pourtant un programme municipal pour inciter les propriétaires à changer de système de chauffage.

Le programme écogestes, qui a été mis à jour et présenté à la Commission de l’environnement et de la lutte aux changements climatiques de Gatineau jeudi, promet une subvention qui pourrait financer jusqu’à 75 % du remplacement de la fournaise.

Il s’agit d’une initiative judicieuse, soutient l’urbaniste Catherine Craig-St-Louis.

Ce sont des programmes qui nous font du bien, qui nous aident à faire le saut, sinon on attend quelques années de plus, dit-elle.

Éric Ferland, le directeur général et membre fondateur des Foires Écosphère, s’est donné comme mission de sensibiliser les gens à l’importance de l’environnement dans le but de les amener à réduire leur empreinte écologique.

Un homme accorde une entrevue à la caméra.

Éric Ferland, directeur général et membre fondateur des Foires Écosphère

Photo : Radio-Canada / Felix Desroches

Pour que nos enfants aient la chance d’avoir une belle planète, comme actuellement, a-t-il résumé, dimanche, en entrevue avec Radio-Canada.

« Comme [Jacques] Parizeau a déjà dit : la meilleure énergie, c’est celle qu’on n’utilise pas »

— Une citation de  Éric Ferland, le directeur général et membre fondateur des Foires Écosphère

L’écologie des petits gestes

Mais comment ne pas se décourager devant un voisin, qui lui, ne fait aucun effort ? Selon Jean Provencher, agent de changement social, il faut d’abord individuellement oser faire un pas en avant, pour inciter les autres à faire de même.

Un homme accorde une entrevue à la caméra.

Jean Provencher est agent de changement social.

Photo : Radio-Canada / Felix Desroches

Il ne faut pas attendre les autres. C’est souvent un effet d’entraînement. J’ai des gens dans mon entourage que j’ai réussi à sensibiliser, dit-il.

Les petits gestes, bien que multipliés, peuvent donner parfois l’impression de prêcher dans le désert, mais ils peuvent cependant constituer des solutions très pratiques à des problèmes du quotidien. Les jouets qui traînent et s’accumulent dans le sous-sol en sont un bon exemple.

Abdullah Diayo, un jeune père de famille, a trouvé intéressante l’idée de donner une deuxième vie aux jouets, pour lesquels son fils perdrait rapidement l’intérêt de toute façon.

Un enfant joue avec des jouets.

Le garçon d'Abdullah Diayo était fasciné par le kiosque de jouets usagers à la Foire Écosphère de Gatineau, dimanche.

Photo : Radio-Canada

L’idée d’échanger des jouets a particulièrement piqué ma curiosité, a-t-il partagé. Et ça faisait une belle activité pour mon garçon qui s’amuse devant ces jouets depuis environ trente ou quarante minutes, a déclaré le résident venu visiter les kiosques de la foire Écosphère de Gatineau, dimanche.

Contrairement aux adultes, les enfants en bas âges ne sont pas dérangés par des jouets qui ont déjà été utilisés, fait remarquer Fatima, une maman venue échanger des jouets pour son bébé.

À cet âge-là, je ne pense pas qu’ils fassent très attention à savoir s’ils sont neufs ou non. Je pense qu’ils sont plus intrigués par l’aspect de la nouveauté, explique-t-elle.

Réutilisation, recyclage, récupération sont les mots d’ordre de l’écologie des petits gestes. Pourtant, « le premier "r" qu’on devrait utiliser, c’est pour refuser. Est-ce que j’en ai vraiment besoin dans le fond? », rappelle Jean Provencher, agent de changement social.

Avec les informations de Julien-David Pelletier

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