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De douloureux souvenirs ravivés par les évacuations pour des résidents de La Baie

Un homme pointe un terrain.

Raynald Simard est un ancien résident de la 8e Rue, à La Baie. Il montre ici le terrain où il demeurait, lors du déluge du Saguenay, en 1996.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

Radio-Canada

Les évacuations survenues à La Baie ravivent les souvenirs de résidents qui ont vécu la même chose il y a plus de 25 ans, lors du déluge du Saguenay. À l'époque, près d'une quinzaine de maisons avaient été expropriées après les événements, dont quatre sur la 8e Rue.

Raynald Simard, un ancien résident de la 8e Rue, comprend très bien ce que ressentent les résidents des 53 maisons supplémentaires qui ont reçu l’ordre d’évacuer dans le secteur où est survenu un glissement de terrain lundi dernier.

« On en parlait ce matin avec mon épouse. Mon épouse est encore émotive de ça et il a fallu que j'arrête. »

— Une citation de  Raynald Simard, un ancien résident de la 8e Rue

En effet, après le déluge de 1996, sa maison située sur la 8e Rue, tout près de la zone qui a été évacuée, a dû être démolie parce qu'elle se trouvait dans un secteur à risque. Il se rappelle d'un élément déclencheur survenu au cours des mois qui avaient précédé l'évacuation.

Une chose qui m'a inquiété, c’est que le voisin avait construit une piscine hors terre, et tout le poids de la piscine était une surcharge pour le terrain. Et là, ils ont décidé de faire enlever la piscine en haut. De temps en temps, j’avais des mottes de terre qui allaient frapper sur le bord de la piscine, a-t-il raconté dimanche.

Un terrain vague avec des arbres.

La maison de Raynald Simard, qui était située près du secteur actuellement évacué à La Baie, avait dû être démolie après le déluge parce qu'elle se trouvait dans un secteur à risque.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

Au départ, les autorités municipales de La Baie, à la recommandation du ministère des Transports, avaient à l’époque ordonné l'expropriation de trois résidences de la 8e Rue. Mais pas celle de Raynald Simard.

Il a fallu que je convainque la Ville que je n'étais plus capable de vivre là, car mon épouse et mes enfants, psychologiquement, ils n'était plus capables de rester là, se rappelle-t-il.

Des compensations jugées insuffisantes

Raynald Simard avait obtenu la valeur de l'évaluation municipale de sa résidence en guise de compensation, en plus d'une aide financière de la Croix-Rouge.

Il juge insuffisant le traitement offert aux 187 sinistrés touchés dans le périmètre évacué dans le secteur de la 8e et de la 9e Avenue.

J'ai perdu environ 20 000 $, mais si je me compare au traitement de ce qu'on leur offre, c'est complètement ridicule, mais complètement, laisse-t-il tomber. J'ai eu tout de suite 5000 $ de la Croix-Rouge. Ils m'ont donné l'évaluation, c’est certain, plus bas que le prix que j'ai payé, mais je me considère chanceux.

En vertu d'un programme d'aide du gouvernement du Québec, les sinistrés recevront une indemnisation de 260 000 $ s'ils doivent être expropriés.

D’après un reportage de Roby St-Gelais

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