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Insuffler un vent de fraîcheur sur la musique classique

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Le guitariste Marc-Étienne Leclerc et la flûtiste Annie Noël-de-Tilly.

Photo : Radio-Canada / Photos : Yvan Couillard / Krystal Villeneuve

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Respectivement âgés de 21 et 29 ans, la flûtiste Annie Noël-de-Tilly et le guitariste Marc-Étienne Leclerc participeront à deux des huit concerts de la 17e saison de l’Ensemble Prisme, dévoilée mardi. Tous deux issus du Conservatoire de musique de Gatineau, ils ont le désir de « démocratiser » la musique classique.

D’un côté, Marc-Étienne Leclerc présentera le Concerto d’Aranjuez – en formule réduite pour la musique de chambre –, dans le cadre de la soirée D’Aranjuez à Buenos Aires (22 octobre).

De l’autre, Annie Noël-de-Tilly interprétera une pièce de la compositrice américaine Amy Beach lors du concert Compositrices d’aujourd’hui (15 janvier 2023).

Les huit concerts de l’Ensemble Prisme :

  • Histoires d’eaux : 24 septembre
  • D’Aranjuez à Buenos Aires : 22 octobre
  • La jeune fille et la mort : 12 novembre
  • Compositrices d’aujourd’hui : 15 janvier
  • Cheminant au gré du vent : 18 février
  • Vive la France! : 18 mars
  • Autour de Molière : 15 avril
  • Beethoven, l’Héroïque : 13 mai

Annie Noël-de-Tilly, dans l’esprit du partage

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Âgée de 21 ans, Annie Noël-de-Tilly complétera sa troisième et dernière année de baccalauréat l’an prochain, au Conservatoire de musique de Gatineau.

Photo : Krystal Villeneuve

Très tôt, Annie Noël-de-Tilly s’initie à la musique à travers la flûte à bec. À neuf ans, elle choisit de poursuivre son parcours avec la flûte traversière, avant de faire son entrée au Conservatoire trois ans plus tard, dans la formation préparatoire.

J’ai toujours été un enfant avec beaucoup d’énergie. À l’extérieur, j’étais très calme, mais à l’intérieur, tout allait très vite. La flûte me rejoignait parce que, comme moi, ç’a l’air serein de l’extérieur. Tu ne penserais jamais que ç’a autant d’énergie à donner, explique la musicienne.

« Je trouvais que j’étais capable de transmettre toute mon énergie dans la musique. C’est là où j’étais capable de connecter avec ce que je n’étais pas capable de dire. »

— Une citation de  Annie Noël-de-Tilly, flûtiste

Aujourd’hui âgée de 21 ans, elle complétera son baccalauréat en musique l’an prochain.

Ce qui l’intéresse particulièrement, ce sont surtout les pièces peu connues : elle aime se plonger dans un répertoire folklorique, comme la musique soviétique. J’aime faire les choses différemment [et] aller chercher ce qui est difficile d’accès. [À l’époque], cette musique était rarement jouée pour une question politique, mais elle a tellement d’histoire, soulève-t-elle.

La Gatinoise aspire autant à la scène qu'à l’enseignement. Transmettre et partager la musique classique, qui n’est pas beaucoup connue ou "à la mode" de nos jours, c’est un peu comme un devoir personnel, souligne-t-elle.

Pour Annie Noël-de-Tilly, participer à ce concert de l’Ensemble Prisme constitue par ailleurs une occasion importante de mettre en lumière la musique composée par les femmes d’hier – souvent dans l’ombre – et d’aujourd’hui.

Je pense que c’est à notre génération de mettre notre pied à terre et de dire : "Elles [les compositrices] font des choses aussi intéressantes. Elles ont des choses à dire.", fait-elle valoir.

Marc-Étienne Leclerc, dans l’introspection

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Le guitariste Marc-Étienne Leclerc est finissant au baccalauréat en guitare classique au Conservatoire de musique de Gatineau.

Photo : Iften Redjah

La guitare a beau être dans la vie de Marc-Étienne Leclerc depuis longtemps, c’est seulement à 26 ans qu’il fait son entrée au Conservatoire. Je suis un cas atypique, parce que c’est rare qu’on rentre à cet âge-là. J’ai tout un bagage de vécu, mentionne-t-il.

Adolescent, le Gatinois aspire plutôt à la médecine et rêve de guitare électrique.

À 18 ans, j’ai changé d’idée et je suis parti voyager pendant quatre ans pour prendre un peu de recul. J’ai vécu dans d’autres pays, où j’ai pu continuer la guitare, lancer un premier CD, faire ma formation de professeur de yoga en Inde et avoir des expériences en enseignement qui m’ont beaucoup enrichi, raconte celui qui est désormais âgé de 29 ans.

Pour lui, ses parcours parallèles en yoga et en musique classique vont de pair.

« Ce que j’aime, c’est les milliers d’heures de pratique [musicale] qui m’amènent dans une bulle, dans une zone où c’est silencieux dans ma tête et où je suis très concentré. Ça m’amène à me "reconnecter". »

— Une citation de  Marc-Étienne Leclerc, guitariste

C’est d’ailleurs ce côté introspectif de la musique qui le mène à choisir la guitare classique.

Ça [la musique classique] m’amenait à développer une musique qui reflétait ce que je vivais. J’y voyais beaucoup de profondeur et plus de défis pour développer mon potentiel, soutient le musicien.

Que ce soit dans un concert ou lors d’un cours de yoga qu’il enseigne, Marc-Étienne Leclerc aime partager son bagage musical avec le public.

Les gens pensent souvent que la musique classique, c’est Mozart, mais pas nécessairement. C’est très varié, et j’essaie de faire découvrir cette musique-là, de les faire plonger dans un univers qu’ils ne connaissent pas, surtout pour la guitare, indique celui qui entamera sa maîtrise en interprétation à l’automne.

Ainsi, il se considère choyé de collaborer avec l’Ensemble Prisme. Selon lui, leurs concerts thématiques ravivent la flamme et l’intérêt pour la musique classique dans la région. On s’y rend en ayant une idée du style de musique, mais là-bas, on se laisse guider et on sait qu’on va découvrir ou apprendre quelque chose, conclut-il.

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