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L’Î.-P.-É. souhaite rétablir un comité pour protéger ses espèces menacées

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L'hirondelle rustique, anciennement connue sous le nom d'hirondelle des granges, se nourrit d'insectes qu'elle capture en plein vol (archives).

Photo : Gracieuseté de Nick Saunders

Radio-Canada

L’Île-du-Prince-Édouard souhaite rétablir un comité consultatif pour mieux protéger les espèces en péril dans la province.

Ce groupe de travail, qui avait a été formé en 2003, était inactif depuis quelques années.

La reprise des activités de ce comité a fait l’objet des discussions d’une séance du comité permanent des ressources naturelles et de la durabilité environnementale de l’Assemblée législative de l’île, jeudi.

« C’est quelque chose qui, en tant que ministère, nous intéresse depuis un certain temps […] et nous sommes heureux de remettre cela sur les rails.  »

— Une citation de  Brad Colwill, sous-ministre de l’Environnement

L’équipe du ministère provincial de l’Environnement n’a pas été en mesure d’expliquer les raisons pour lesquelles ce comité avait arrêté ses travaux.

Le sous-ministre, Brad Colwill, a déclaré que d’autres priorités auraient pu prendre le dessus et que son équipe travaille pour rétablir ce comité.

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Le sous-ministre de l’Environnement de l'Île-du-Prince-Édouard, Brad Colwill.

Photo : Radio-Canada / Kerry Campbell

Une loi spécifique pour les espèces menacées

L’Île-du-Prince-Édouard est la seule province du Canada atlantique qui n’a pas de lois autonomes protégeant spécifiquement les espèces en péril, selon East Coast Environmental Law, un organisme à but non lucratif qui se porte à la défense de l’environnement.

Le ministère de l’Environnement tient néanmoins à souligner que les espèces en péril répertoriées par le gouvernement fédéral sont protégées par les Lois sur la conservation de la faune et des oiseaux migrateurs.

Néanmoins, des membres de East Coast Environmental Law ont souligné, lors d’une séance la semaine dernière à l’assemblée, que les habitats de ces espèces, comme ceux de l’hirondelle rustique et de la paruline du Canada, ne sont pas protégés par ces lois provinciales.

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Une paruline du Canada (archives).

Photo : getty images/istockphoto / ps50ace

L’organisme explique aussi que deux autres espèces ne sont couvertes par aucune des lois provinciales, notamment le lichen pannaire jaune pâle et le bourdon coucou gitan, un type d’abeille.

Une fois que le comité consultatif sur les espèces en péril sera rétabli à l’île, des consultations publiques devront avoir lieu afin d’établir les balises d’un nouveau texte législatif ou des ajouts aux lois existantes, explique le ministère provincial.

Les conséquences pour les propriétaires fonciers

L’intégration de ces espèces à la loi provinciale pourrait néanmoins avoir des conséquences pour les propriétaires terriens de l’île, a rappelé la députée du Parti vert Hannah Bell, jeudi.

L’Île-du-Prince-Édouard est composée à 90 % de terres privées.

Si le lichen pannaire jaune pâle était inscrit, par exemple, sur la liste des espèces menacées en vertu des lois actuelles, l’abattage d’arbres dans des forêts situées sur des terres privées serait interdit.

Le lichen des bardeaux s’installe habituellement dans des arbres comme les érables rouges ou les cèdres.

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Hannah Bell, députée de Charlottetown-Belvedere et porte-parole du Parti vert de l'Île-du-Prince-Édouard en matière de finances, le 24 février 2022..

Photo : Radio-Canada

L’opposition officielle avait demandé la création d’une nouvelle loi dédiée aux espèces menacées de l’île, la semaine dernière.

La députée du Parti vert Hannah Bell a reconnu jeudi que la Loi sur la conservation de la faune avait contribué à protéger des espèces depuis qu’elle est entrée en vigueur dans les années 1990.

Elle ajoute néanmoins qu’il faudrait en faire davantage.

« Nous avons cet espace très particulier par rapport à la réalité de la nature sauvage, mais cela signifie que nous devrions également avoir une solution unique pour l’île.  »

— Une citation de  Hannah Bell, députée verte

La province doit trouver une solution unique adaptée à la réalité locale, selon la députée.

La politicienne rappelle que la définition de l’habitat essentiel utilisée à l’île est basée sur la définition du gouvernement fédéral.

Quand il s’agit de la définition de l’habitat, eh bien, cela ne va pas fonctionner ici en raison du pourcentage de propriétaires fonciers qu’on a. Nous devons donc établir notre propre définition, précise-t-elle.

Selon le site du gouvernement fédéral, l’habitat essentiel est l’habitat nécessaire à la survie ou au rétablissement des espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées, et désigné comme tel dans un programme de rétablissement ou un plan d’action.

En raison du grand nombre de propriétaires fonciers, l’île devrait donc établir sa propre définition d’habitat essentiel, indique la députée Hannah Bell.

Avec des informations d'Arturo Chang, de CBC

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