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Le manque d’hébergement touristique est un frein pour Mashteuiatsh

Des personnes assises sur des chaises sur une scène.

Le panel sur le tourisme autochtone et le développement s’est tenu jeudi matin au Cercle économique régional des Premières Nations.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Développer une plus grande offre d’hébergement, notamment par la construction d'un hôtel, constitue l’une des priorités à développer pour favoriser le tourisme autochtone dans la communauté de Mashteuiatsh.

C’est l’un des constats émis par les participants du panel sur le tourisme autochtone et son développement, jeudi matin, lors du Cercle économique régional des Premières Nations.

Conseiller auprès du conseil de bande de Mashteuiatsh, Patrick Courtois a soutenu la nécessité d’avoir une telle installation.

À savoir quelle forme doit prendre cette offre, toutes les idées sont sur la table. Chose certaine, l’objectif demeure d’attirer et de retenir les touristes. Ils sont nombreux à circuler sur la route régionale située à proximité de la communauté de Mashteuiatsh, sur les rives du lac Saint-Jean.

Après ce sera plus facile de faire valoir notre territoire. Nous avons besoin d’un projet structurant. Il faudra déterminer la vocation d’un éventuel hôtel, mais le terroir doit être mis en valeur, a soutenu Patrick Courtois.

Il a été appuyé par le directeur général de Tourisme Autochtone Québec, Dave Laveau.

Tous les indicateurs sont au vert. La clientèle québécoise veut vivre une expérience autochtone et la clientèle internationale aussi, a ajouté Dave Laveau.

Le bâtiment qui abrite le Conseil de bande.

Le bâtiment qui abrite le Conseil de bande de Mashteuiatsh est situé au coeur de la communauté.

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

De l’aveu de ce dernier, les organisations comme les associations touristiques régionales ou les ministères ne sont plus à convaincre comme il y a 10 ans. L’intérêt est là.

Qui plus est, vous faites partie du triangle touristique du Québec. C’est une force claire, tranche-t-il, en parlant des entreprises touristiques situées à Mashteuiatsh.

Lors du cercle de discussion, la ministre responsable du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Andrée Laforest, a d’ailleurs pris la parole pour inviter les intervenants sur la scène et dans la salle à déposer des projets au sein des différents programmes gouvernementaux, dont ceux du ministère du Tourisme.

Développement économique et identitaire

Un autre constat ressorti lors de cercle de discussion c’est le fait que le tourisme autochtone doit être perçu non seulement comme un levier de développement, mais aussi comme un outil identitaire et de préservation de la culture autochtone.

La conseillère en développement économique du Conseil de la Première Nation des Innus Essipit, Marie-Ève Bouchard, remarque qu'au-delà des retombées économiques, ce développement a permis de développer l’identité du peuple.

Ça nous a permis une meilleure connaissance de qui on est. Aussi, ça nous a donné de la crédibilité, explique-t-elle.

Pour la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, la présence d’une communauté représente un atout indéniable et peut contribuer de plusieurs manières au développement, selon la directrice générale de Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean, Julie Dubord.

C’est un apport social, communautaire et artistique que la communauté [peut apporter] et que ça ne s’incarne pas seulement dans les éléments traditionnels. Il y a une modernité aussi à faire rayonner, précise-t-elle, ajoutant que le client touristique est particulièrement sensible aux valeurs véhiculées.

Gilbert Dominique à un lutrin.

Le chef de la communauté autochtone de Mashteuiatsh, Gilbert Dominique.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Des atouts à développer

Le chef de Mashteuiatsh, Gilbert Dominique, entrevoit de grandes possibilités de développement touristique pour sa communauté. Pour lui, une stratégie doit être élaborée autour de ce qui caractérise cette nation: les histoires et les légendes, la langue, le territoire, le terroir, etc. 

On peut penser développer ce créneau-là, non pas comme chez nous dans 15 kilomètres carrés, il faut l’analyser pour avoir de l’impact sur l’ensemble du Nitassinan, expose-t-il.

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