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Vingt ans de réalisations pour le Regroupement artistique francophone de l’Alberta

Des femmes récitent un texte de pièce de théâtre sur une scène.

La mobilisation des artistes francophones avec l'appui de l’Association canadienne-française de l'Alberta (ACFA) mène à la création du Regroupement artistique francophone de l’Alberta en 2001.

Photo : L'Uhitéâtre

Sofiane Assous

Le Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA) fête ses 20 ans d'existence. « Célébrer le passé, se projeter vers l’avenir ! » est le thème retenu pour fêter cet organisme qui s'est donné pour mission lors de sa création en 2001, d'être le porte-parole officiel des arts et de la culture francophone en Alberta.

Une mobilisation des artistes de l’époque et des représentants de l’Association canadienne-française de l'Alberta (ACFA) mène à la création du Regroupement artistique francophone de l’Alberta.

Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et le RAFA est passé d’un organisme émergeant à une structure incontournable de la diversité culturelle francophone en Alberta, dans l'Ouest canadien et à l’international.

L'artiste-peintre Patricia Lortie est assise dans son studio.

Patricia Lortie reconnaît le rôle du RAFA sur son parcours artistique brillant.

Photo : Radio-Canada / India Lafond

Patricia Lortie, artiste visuelle de Calgary, croit que sa carrière comme celle de bien d'autres aurait pris un chemin différent sans le RAFA. Le regroupement lui a offert des formations et surtout un lieu de réseautage inestimable avec d'autres artistes francophones qu'elle ne croyait pas trouver en Alberta.

On fait partie d’un collectif d'artistes qui a été fondé à travers le RAFA. Ça fait six ans qu'on travaille ensemble , dit-elle.

« Le RAFA, arrive à créer un sentiment d'appartenance à notre communauté francophone qui donne du désir de briller non seulement pour nous, mais pour cette belle communauté.  »

— Une citation de  Patricia Lortie, artiste visuelle de Calgary.

Une centaine d'artistes et d'organismes sont aujourd'hui membres du regroupement.

Un long parcours

Les débuts du RAFA n’étaient pas de tout repos pour cet organisme naissant, selon Mariette Rainville, sa directrice générale de 2004 à 2011. La raison pour laquelle on a fondé le RAFA était de donner aux artistes francophones une prise de parole, qu'ils soient connus et reconnus, pour qu’ils puissent en vivre, explique-t-elle.

Mariette Rainville.

Mariette Rainville, directrice générale de la RAFA de 2004 à 2011.

Photo : Fournie par Mariette Rainville

Mais l’équipe en place à l’époque a vite compris qu’il fallait se structurer et s’organiser. Au tout début, on a commencé à développer, on a commencé à connaître les besoins , mais la demande était très importante et il y avait des demandes de tous bords, de tous les côtés, affirme-t-elle.

L'organisme s'incorpore en 2002 et devient le porte-parole officiel des arts et de la culture de l'Alberta français. En 2003, le RAFA devient également membre de la Fédération culturelle canadienne-française et grossit ainsi les rangs d'un réseau national composé de 13 organismes culturels provinciaux et territoriaux et de 7 organismes nationaux artistiques.

La fondation pour les arts de l'Alberta (Nouvelle fenêtre), confère au RAFA son statut d'organisme provincial de services aux arts lui donnant ainsi accès à son programme de financement.

En 2005, une première concertation des artistes oriente la mise en place des services de soutien à la professionnalisation artistique.

On a voulu que ce soit un organisme de service, pour pouvoir se regrouper, pour pouvoir évoluer au niveau de sa pratique professionnelle. Pouvoir être pris en charge lorsque, par exemple, un artiste émergent a besoin de certaines prestations et protections, indique Mariette Rainville.

Sylvie Thériault en entrevue à la radio.

Sylvie Thériault, directrice générale du Regroupement artistique francophone de l'Alberta.

Photo : Radio-Canada / Mylène Briand

Pour l’actuelle directrice générale du RAFA, Sylvie Thériault, les besoins des artistes sont restés les mêmes depuis 20 ans, mais la façon d'offrir ces services a changé. Je pense que les quatre catégories de besoins sont restées pas mal les mêmes, on parle de professionnalisation, de prise en charge, de développement de marché et de promotion, mais on a évolué énormément dans la forme et la façon de gérer les programmes et services, notamment avec la pandémie de COVID19, précise-t-elle.

Si pour les artistes, les deux dernières années sont à oublier, Sylvie Thériault pense que la pandémie a contribué, malgré tout, à faire évoluer les méthodes de travail, en effectuant beaucoup de réunions, de contacts et de révision de dossiers.

On a fait énormément de rencontres virtuelles, de rencontres disciplinaires pour évaluer l’état des services. Et puis beaucoup de création et d'innovation dans les projets et des ateliers, ajoute-t-elle.

Sylvie Thériault affirme que le RAFA travaille sur un plan stratégique pour les prochaines années et aspire à rassembler tous les membres de la communauté artistique, ainsi que les multiples partenaires et collaborateurs d’ici et de partout au Canada. Ce plan vise à mettre en place une réflexion sur l’avenir des arts et de la culture, capable de refléter le renouvellement de la scène culturelle francophone albertaine.

Le 17e Forum annuel des arts et de la culture organisé par le Regroupement aura lieu à La Cité francophone, à Edmonton.

Avec les information de Mirna Djukic.

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