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Rapport sur le transport ferroviaire gaspésien : entre inquiétudes et appuis

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Une locomotive de la Société du chemin de fer de la Gaspésie (archives)

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

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Les réactions sont nombreuses en Gaspésie au lendemain du dévoilement du rapport sur la situation du transport ferroviaire. Le document préoccupe notamment la Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG).

Intitulé Le train gaspésien, un dossier orphelin, le document met de l'avant divers exemples du manque de volonté du gouvernement du Québec.

Le président de la SCFG, Éric Dubé, déplore que le titre du rapport minimise tout le travail fait depuis son entrée en poste, en 2014.

Dire que le dossier ferroviaire est un dossier orphelin après avoir investi autant de temps et d’efforts, disons que ça m’interpelle et que ça vient me chercher, admet-il.

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Éric Dubé est le président de la Société du chemin de fer de la Gaspésie. Il est également maire de New Richmond et préfet de la MRC de Bonaventure.

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

Le rapport présente également un constat d’impuissance des intervenants régionaux par rapport au gouvernement.

D’après la firme chargée de la rédaction du rapport, les intervenants politiques et économiques de la Gaspésie, comme la SCFG et les élus municipaux, semblent détenir peu d'emprise et sont menottés dans ce dossier. 

« Quand je regarde ce qu’on a fait depuis 2014, un grand défi que l’on a réussi collectivement, je ne me suis jamais senti menotté pour revendiquer des choses et faire avancer le dossier. »

— Une citation de  Éric Dubé, président de la Société du chemin de fer de la Gaspésie.

M. Dubé rappelle qu’en 2014, la SCFG présentait un déficit financier et qu’elle était sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité. Le rail était presque en voie de disparaître à ce moment-là, précise-t-il. On n’en est plus là aujourd’hui.

Le président dit toutefois comprendre que certaines personnes déplorent que le projet n’avance pas assez rapidement.

Il indique également que les investissements ainsi que les appels d'offres se poursuivent pour la réfection du rail et que la SCFG est toujours en discussion avec le ministère des Transports pour faire progresser le dossier.

De nombreux appuis

Malgré les inquiétudes soulevées par la SCFG, plusieurs intervenants régionaux soutiennent le rapport. La députée de Gaspé, Méganne Perry Mélançon, appuie les demandes qui y sont présentées.

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Méganne Perry Mélançon, députée de Gaspé (archives)

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

L’élue déplore que Québec ne cesse de se défiler dans le dossier de la réhabilitation du rail jusqu'à Gaspé et le considère comme l'un des échecs du gouvernement de la Coalition avenir Québec.

« On s’attend à plus des gouvernements qui ont souvent plus d’intérêt pour les gros projets à Montréal ou à Québec et ici, on a de la difficulté à avoir l’écoute nécessaire pour faire avancer ces dossiers-là. »

— Une citation de  Méganne Perry Mélançon, députée de Gaspé

La députée dénonce également les conséquences des nombreux reports dans la réfection du rail sur le développement de la région ainsi que sur la mobilité des Gaspésiens.

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Marie-Claude Brière est la directrice générale de la Chambre de commerce et de tourisme de Gaspé.

Photo : Jacques Gratton

La directrice générale de la Chambre de commerce de La Côte-de-Gaspé, Marie-Claude Brière, est du même avis. Le dossier du transport est un dossier prioritaire. On doit faire avancer le dossier du train, parce que c’est un transport qui est demandé par notre communauté.

Le regroupement environnemental Ensemble pour l’avenir durable du Grand Gaspé appuie également les conclusions du document.

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Lise Chartrand, porte-parole du regroupement Ensemble pour l'avenir durable du Grand Gaspé (archives).

Photo : Radio-Canada

L’un des principaux points soulevés dans le rapport est que le train est une solution de rechange plus écoénergétique et moins nocive pour l’environnement

« Les études scientifiques montrent que, comparativement aux autres modes de transports, toutes les formes de chemins de fer atteignent la performance la plus écoénergétique. La consommation de carburant moyenne est intrinsèquement plus efficace. »

— Une citation de  Extrait du rapport « Le train gaspésien, un dossier orphelin »

Pour la présidente et porte-parole du regroupement, Lise Chartrand, tous les délais dans les travaux de réfection du chemin de fer signifient une augmentation des émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, et ce, dans un contexte d’urgence climatique.

Si on veut être sérieux en ce qui a trait à la diminution des gaz à effet de serre, le train est une obligation. C’est nécessaire! soutient Mme Chartrand.

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