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Gatineau dévoile le premier jet de sa Charte sur la biodiversité

Un marais par temps gris au printemps.

Le marais de Touraine, à Gatineau, est un milieu humide qui comprend une importante biodiversité (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Service de l'environnement de la Ville de Gatineau a présenté, jeudi après-midi, les paramètres établis de la Charte sur la biodiversité dont souhaite se munir le conseil municipal afin de protéger les différents écosystèmes et espèces sur son territoire.

Il est à noter qu'à l'échelle provinciale, l'Outaouais se situe au second rang des régions administratives ayant le plus d’espèces menacées ou vulnérables.

La proposition sur la table suggère d'adopter la charte sous forme d’un énoncé de valeur non contraignant plutôt qu'un règlement ou une politique, un choix qui laisse certains élus perplexes.

On se demande un peu pourquoi on va juste avec une charte avec des vœux pieux. Ce que je comprends, c'est qu'ensuite, le plan d'action va nous amener vers des gestes peut-être plus contraignants. Moi, c'est ce que j'espère là-dedans, souligne Anik Des Marais, la conseillère municipale du district de Mitigomijokan et membre d'Action Gatineau.

Il y aura un plan d'action qui va venir avec cette Charte sur la biodiversité, a assuré la mairesse de Gatineau, France Bélisle.

France Bélisle répond aux questions des journalistes.

La mairesse de Gatineau, France Bélisle.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

« Là-dedans, moi aussi je souhaite voir des mesures plus musclées. On sera en consultations publiques cet automne pour ensuite revenir vers la Commission et faire des propositions au conseil », a-t-elle expliqué, jeudi.

L'énoncé de valeur définit tout de même les priorités de la Ville en matière d'environnement, soit de protéger la faune et la flore gatinoise des effets néfastes de l'étalement urbain, des espèces invasives et envahissantes, de la pollution et des changements climatiques.

Gatineau souhaite également faciliter l'accès aux corridors verts et aux écoterritoires tout en faisant des citoyens et des organismes locaux des acteurs de premier plan dans la protection de la biodiversité.

Élaborée en collaboration avec la Faculté de Droit de l’Université d’Ottawa, la Charte sur la biodiversité avait commencé à prendre forme en 2019. Le Service de l'environnement de la Ville de Gatineau prévoit mener des consultations internes et publiques avant de l'adopter officiellement.

Selon Mme Des Marais, il ne faut pas tarder pour préserver les milieux naturels et les corridors écologiques situés dans les quartiers de la ville où plusieurs projets de développement sont en cours.

Si on prend des mois à élaborer une charte, puis encore d'autres mois à élaborer un plan d'action, est-ce qu'on va perdre ces milieux naturels-là, est-ce qu'on va perdre la biodiversité?, se questionne-t-elle.

Je préfère qu'on mène plusieurs chantiers de front, car tout ça va venir converger au même endroit éventuellement. L'important, c'est qu'on soit en action dès maintenant, estime pour sa part la mairesse.

Marc Bureau coprésident de la Commission de l'environnement

Pour concrétiser cette vision, Gatineau a par ailleurs requis les services de l'ancien maire de la ville, Marc Bureau, pour coprésider la Commission de l'environnement et de la lutte aux changements climatiques aux côtés de France Bélisle. Son embauche doit être officialisée au conseil municipal du 5 juillet.

De plus, le concours pour choisir le nouveau directeur du Bureau de la transition écologique vient à échéance la semaine prochaine. Le poste devrait donc être comblé sous peu.

D'ici là, Anik Des Marais propose que la Ville finance un inventaire des aires sensibles et qu'elle utilise une partie de ses surplus pour assurer leur protection.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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